Stiglitz : « les États-unis doivent reconnaître la souveraineté de Maurice sur Diégo-Garcia »

 

Lu sur le site mauricien L’Express : Le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz rappelle que les Etats-Unis viole une convention des Nations Unies et des droits internationaus quant à l’occupation des Chagos.

Il l’invite, dans une tribune, à faire amende honorable.


Il fait fort.

Joseph Stiglitz demande aux Etats-Unis reconnaître la souveraineté de Maurice sur Diégo Garcia, voire les Chagos.

 

Récemment de passage dans l’île, le Prix Nobel d’économie estime que son pays doit renégocier le bail signé avec la Grande-Bretagne et de faire amende honorable en versant une compensation pour toutes ces années où elle a occupé illégalement l’archipel.


C’est ce qui ressort d’une tribune qu’il a publié dans le quotidien britannique The Guardian, le lundi 7 mars.

Joseph Stiglitz ne s’arrête pas en si bon chemin.

 

Tout en faisant l’éloge du miracle économique mauricien, il fait un parallèle de ce qui a été accompli en termes d’éducation et de soins de santé gratuite à Maurice alors que les Etats-Unis et l’Europe, bien plus riches qu’elle,  butent sur ces dossiers.

 

Il explique ainsi que les Etats-Unis ont beaucoup à apprendre de l’île.

Il estime que le développement qu’elle a connu fera surprendre plus d’un.


Alors que les conservateurs américains ont émis l’idée que le projet visant à permettre à 70 % des Américains à avoir leur propre maison est responsable de la crise économique, Joseph Stiglitz explique que 87 % des Mauriciens sont propriétaires de leur résidence.

 

Parlant de l’État providence à Maurice, le Prix Nobel met en avant le fait que l’île ne dispose d’aucune richesse, sauf celle des ressources humaines.


Il déclare ainsi que Maurice a su faire un pied de nez du tableau noir dressé par James Meade, autre Prix Nobel d’économie qui estimait que l’ile allait vers la faillite, en 1968, alors qu’elle était sur le point d’obtenir son indépendance de la Grande-Bretagne.

 

De la monoculture de la canne, elle s’est lancée avec succès dans le tourisme, le textile, les finances et désormais les technologies informatiques.


L’économiste indique que les États-Unis, voire l’Europe, ne doivent pas se demander si elle peut se permettre d’offrir l’éducation et la santé gratuite ainsi que l’accès à la propriété à ses citoyens.

La question étant de comment s’organiser en regardant de près ce que Maurice a accompli.

 

Maurice, dit-il, a choisi la cohésion sociale et le développement économique et de baisser l’inégalité.

Elle a aussi décidé de pas allouer de budget militaire, ce qui le pousse à demander aux Etats-Unis de ne pas aller aussi loin mais de prélever cette fraction de l’argent dépensée pour les armes devant être utilisées « contre des ennemis qui n’existent pas ».


Avec la somme récoltée, plaide Joseph Stiglitz, l’Amérique va créer une société plus humaine, des services de soins de santé et d’éducation gratuite pour ceux qui en ont le plus besoin.

 

À lire sur le Guardian : The Mauritius Miracle, or how to make a big success of small economy.                                                                                        

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4 Commentaires sur

Stiglitz : « les États-unis doivent reconnaître la souveraineté de Maurice sur Diégo-Garcia »

  • Jean-JacquesNo Gravatar |

    Stiglitz, c’esti celui qui veut un autre mode de développement calclulé différemment, et non plus sur le seul PIB
    la prise de position d’un homme comme Stiglits est courageuse et peut être porteuse d’espoir

  • TipimanNo Gravatar |

    vite, une pétition pour réclamer la présence de Stiglitz à La Réunion, avec des cours particuliers pour Didier Robert

  • AnonymeNo Gravatar |

    je vous conseille de lire cet article

    La « menace iranienne » par Noam Chomsky
    Professeur émérite de linguistique et de philosophie à l’Institut Technologique du Massachusetts, à Cambridge (Mass.) Etats-Unis.

    http://www.medelu.org/spip.php?article744

  • HortensiusNo Gravatar |

    « Ti pa ti pa » la réalité de l’histoire douloureuse des Chagos, dégât collatéral d’un impérialisme criminel, apparaît au grand jour. Grâce à des « caisses de résonance » comme Joseph Stiglitz (dont l’ouvrage « La grande désillusion », sorti en 2002, avait des accents prémonitoires), le droit au retour des Chagossiens va être reconnu par des forces progressistes de plus en plus larges dans le monde. Dénoncer les Etats-Unis comme le fait le prix Nobel d’économie pour la violation du droit international dont ils se sont rendus coupables depuis 40 ans en occupant Diego-Garcia, c’est mettre en pleine lumière la tragédie chagossienne. La vérité trace son chemin. La lutte des Chagossiens en sera renforcée. Et notre solidarité réunionnaise envers eux, plus que jamais, doit être mobilisée.

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