Feuilleton – Les dialogues (presque) imaginaires – 7ème épisode

 

 

Le grand écart des fous !

Au bar  au petit Nicolas, on a bien laissé les « fous » s’élancer dans leur diagonale.

On préfère gloser sur d’autres fous, qui eux sont dans la pratique d’un autre sport : le grand écart politique !

  

Urbain-Charles Lebeau : Quelle semaine agitée ! Il n’y a eu que de la politique. Car même les requins sont devenus une affaire politique !

 

Ulric-Michel Payet : Bien évidemment ! Il s’agit d’une grande cause nationale. Après la défense des baleines, la défense des requins !

 

Ève Émilie Le Vent :  Moi qui suis jeune et belle, je peux vous dire qu’il faut protéger tous les animaux, il faut protéger la biodiversité, il faut préserver l’équilibre !

 

Pierre Charles Rivière: Tout à fait d’accord ; les équilibres sont à préserver. En politique aussi.

 

Ulric-Michel Payet : Bien évidemment ! C’est pour cela que Nicolas sera encore là, pour longtemps !

 

Patrick Solange : Mes collègues, c’est sérieux la politique. Un homme, un mandat. Des idées et des convictions. Voilà comment nous, on voit la politique. Et comment on la fait.

 

Ève Émilie Le Vent :  Moi qui suis jeune en politique, je peux vous dire que ce qui se passe à la Région, c’est un peu bizarre. Y’a comme des mouvements suspects. Ce n’est pas logique !

 

Urbain-Charles Lebeau : Je vois bien ce que tu veux dire : quand on est un UMP, qu’on fait partie des huiles de ce parti, et qu’on embauche des socialistes…

 

Patrick Solange : Mon collègue, c’est pas parce qu’on est socialiste qu’on n’a pas le droit de travailler à la Région. Et puis, de toutes façons, les embauches bizarres, à la pyramide, on y a eu droit aussi, avant. Que des sudistes !  Il est normal que l’on recherche des compétences. Et nous, on a ces compétences.

 

Ève Émilie Le Vent :  Des renvois d’ascenseurs peut-être ? Tu ne m’embêtes pas, et j’embauche tes copains. Belle mentalité chez vous !

 

Ulric-Michel Payet : Bien évidemment, c’est facile de se moquer. Surtout quand on veut un tram train, puis après, on souhaite un tramway… Mais regarde ce qui se passe ailleurs, c’est la même chose ! C’est même pire. Je connais une dame qui était UMP, puis elle a rendu sa carte. Elle s’est dite progressiste. Une séparation et deux retrouvailles plus loin, elle est centriste. Maintenant, elle est sociale à droite.

 

Patrick Solange : Ma collègue ! C’est du pragmatisme ! Un coup avec Nico, un coup avec Jean-Louis, un coup avec Dominique. Ça s’appelle ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier.

 

Pierre Charles Rivière : C’est surtout faire fi du choix des électeurs. Celles et ceux, Réunionnaises et Réunionnais qui ont voté pour toi, sont-ils d’accord ? C’est une question essentielle qui mérite d’être posée. C’est vrai pour les électeurs, c’est vrai aussi pour les partenaires qui travaillent avec toi !

 

Patrick Solange : Mon collègue ! Tu oublies que tous ces gens, y compris la dame en question ont voté lors de nos primaires citoyennes ! Ça compte, ça, mon collègue !

 

Pierre Charles Rivière : Ne faudrait-il pas y voir quelques menues combines, des petits arrangements entre amis ? Être présente, participer à un vote, même s’il est citoyen, être copain avec Jean-Louis, Nicolas, François, – pas le tien, Patrick, mais celui de Urbain. C’est beau de mettre « sociale » avec le mot « droite », mais ça veut dire quoi ? 

 

Ulric-Michel Payet : Il y a longtemps que l’on a compris, nous, que la solution était de diviser pour mieux régner, bien évidemment. Et ça marche ! Moi je sais comment on peut faire exploser une majorité, bien évidemment. C’est encore plus facile quand les gens sont souples et adeptes du grand écart !

 

Pierre Charles Rivière : On n’a pas de planète de rechange, mais on n’a pas non plus de majorité de rechange ! Qu’est-ce que tu veux ? C’est quoi, la majorité à La Réunion ? L’UMP ? le MDSR ? Bien évidemment non, comme dirait Ulrich-Michel. Les Réunionnais sont dans le camp progressiste. Fais les calculs. De toutes façons, Ulrich, tu verras bien. On est à 8 mois des présidentielles.

 

Patrick Solange : Et tu verras dimanche, qui va gagner, à la primaire. La gauche !

 

Pierre Charles Rivière : Après la diagonale, le grand écart… des fous !

 

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits existant ou ayant existé est fortuite… mais… mais quoi ? Chutttt…

 

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3 Commentaires sur

Feuilleton – Les dialogues (presque) imaginaires – 7ème épisode

  • PalhumourNo Gravatar |

    Oulala, quel moucatage en règle, cette semaine !
    la madame adepte du grand écart politique est certes sportive mais aussi équilibriste, magicienne, jongleuse, prestidigitateuse (ça je ne suis pas sur que ça existe mais…)
    mais pour dompter ?????

  • TwiggyNo Gravatar |

    A droite, ils n’ont pas besoin de primaires, disent-ils, puisqu’ils ont un candidat tout désigné… sauf qu’il se casse la figure grave dans les sondages.

  • lolNo Gravatar |

    Je crois qu’à droite, à part Sarko, ils regardent déjà tous à l’horizon 2017 !

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