Chronique du 4 mars 2011 : question énergie

 

L’UMP A MIS LA FILIÈRE PHOTOVOLTAÏQUE EN PÉRIL


Le gouvernement vient de transmettre le nouveau projet de cadre réglementaire sur la filière photovoltaïque qui prévoit une baisse des tarifs d’achat de 20% par rapport à ceux de septembre 2010 et un recours systématique aux appels d’offres pour les toitures de plus de 100KW et les centrales au sol.

 

Comme François Fillon l’avait souhaité, ces prix seront ajustés par arrêté chaque trimestre en fonction du volume de projets déposés au cours du trimestre précédent.

 

N’est-ce pas ce que l’on appelle la loi du marché ?


L’appel d’offres est censé être un dispositif destiné à garantir une réponse rapide aux porteurs de projet et « prévenir tout phénomène spéculatif ou d’emballement sur le segment concerné, grâce à un contrôle optimal des volumes.

 

C’est surtout un contrôle renforcé des mesures que pourraient être amenées à prendre certaines organisations.

 

Les industriels se disent « sous le choc ». Le projet ne retient aucune de leurs recommandations.

C’est  la disparition à brève échéance d’une grande partie des entreprises du secteur.


Dans l’état actuel du projet de texte, plus de 25.000 emplois seraient détruits d’ici l’année prochaine.

Le gouvernement UMP aura réussi à mettre en péril toute la filière photovoltaïque !


Ce secteur était reconnu au plan européen et même mondial !


AVANT DIDIER ROBERT, LA RÉUNION ÉTAIT EN POINTE !


L’Observatoire des énergies renouvelables (Observ’ER) vient de publier un état des lieux des filières d’ENR en France.

Pour l’éolien, le développement de la filière se ralentit.

 

La loi Grenelle 2 a plus inquiété qu’apaisé les acteurs.

Pour le photovoltaïque, l’année 2010 n’a pas été un bon cru. « La France est aujourd’hui à un carrefour quant à l’avenir industriel de cette filière », explique Observ’ER.


L’hydraulique s’apprête à connaître une nouvelle dynamique de croissance.

 

Pour développer la filière biomasse, la stratégie d’appels d’offres lancée peine à prendre du fait d’exigences souvent trop lourdes.

 

Le biogaz est un géant en sommeil qui se réveille, selon le baromètre.

 

En France, 60 décharges sur les 300 existantes savent le faire. Mais là aussi, la faiblesse du tarif d’achat pèse sur ce secteur, qui emploie près de 500 personnes.


La filière géothermique est « à fort potentiel ». Des projets émergent en Alsace, en Vallée du Rhône et dans le Massif central mais, pour l’heure, cette forme d’énergie ne concerne que deux sites : celui de Bouillante, en Guadeloupe et celui, plus récent dans le Bas-Rhin.

 

La filière des énergies marines offre un potentiel : l’article évoque les projets  énergie thermique des mers (projet à La Réunion) ou pour exploiter celle des vagues (projet également à La Réunion).


Seulement voilà : depuis l’arrivée de Didier Robert à la tête de la Région, le photovoltaïque est en baisse, la géothermie a disparu, l’éolien est en panne, les énergies des mers ont été offertes aux Antilles.

 

Merci, monsieur Robert !


ÉCONOMIE D’ÉNERGIE : CHANGEONS ENFIN DE COMPORTEMENT !


Des ampoules basse consommation que l’on éteint moins fréquemment.

Des voitures économes en carburant que l’on conduit davantage.

Un chauffage que l’on pousse plus après avoir mieux isolé son logement.

 

Les exemples de ce genre sont nombreux. Et pourraient contrecarrer les tentatives de lutte contre le changement climatique.

 

C’est ce que l’on appelle l’effet rebond c’est-à-dire la réduction voire l’annulation des économies d’énergie par des modifications du comportement de la société, directes mais aussi indirectes – par exemple en abaissant les coûts de l’énergie et donc en augmentant la demande et la consommation.


Ce phénomène, observé depuis quelques années, est confirmé par de récentes études sur le sujet. Que conclure de ces études ?

 

S’il faut bien évidemment poursuivre nos efforts pour améliorer l’efficience énergétique de nos infrastructures et réduire nos émissions carbonées, nous devons réaliser ces efforts dans une optique plus globale de réduction de notre consommation, motivée par les retombées environnementales aussi bien que les gains économiques, pour réellement lutter contre le changement climatique.


Et vous, qu’en pensez-vous ? Avez-vous conscience de cet effet rebond ? Et que faites-vous pour le limiter ?

 

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2 Commentaires sur

Chronique du 4 mars 2011 : question énergie

  • TipimanNo Gravatar |

    en espérant que l’effet rebond s’applique à Sarkozy

    la réduction du mandat… ce serait super
    et l’annulation de sa candidature éventuelle? trop top

  • CDalleauNo Gravatar |

    il y a longtemps qu’on est étouffer, on va peut être aller à Maurice et travailler avec eux, ils font pas tant de tralalala
    ils bossent,ils veulent du développeemnt durable et aussi de l’autonomie énergétique

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