Les TIC de Didier Robert ? Du toc, du flan !

 Lors de sa campagne, puis lors de son discours de présentation de mandature le 26 mars 2010, Didier Robert l’a dit : « nous allons faire de La Réunion la nouvelle Silicon Valley de l’Océan Indien».

Pourquoi pas.

 

Mais presque un an plus tard, cette Sillicon Valley n’est même pas en configuration.

Et elle ne verra pas le jour.


L’île Maurice a un projet similaire.

 

Et à la différence du projet réunionnais, c’est que dans l’île sœur, lorsqu’un objectif est fixé, on déploie une vraie stratégie pour y parvenir, puis une feuille de route.

 

Donc le projet de Sillicon Valley mauricien avance.

 

Dernier élément en date : Maurice s’est rapproché de Madagascar pour travailler « main dans la main » au développement « du secteur des technologies de l’information et de la communication ».

 

Comme dans chaque partenariat, chacun apporte sa quote-part :

 

Madagascar va « mettre à la disposition de Maurice son immense potentiel en ressources humaines » et de son côté

Maurice va « partager sa technologie et ouvrir les portes de son marché ».


Petite précision : le marché mauricien est bien plus vaste que celui de la seule île, puisqu’il ne se limite pas au monde francophone mais compte également des clients anglophones et asiatiques.

 

Tous les partenaires ont été mobilisés autour de cet objectif partagé : les chambres de commerce et d’industrie des deux pays, les groupements des opérateurs en technologies de l’information et de la communication  malgache et mauricien.

 

La question de la formation du personnel malgache ne pose pas de problème, même si « seulement 2.000 jeunes, dont 200 ingénieurs, sortent chaque année avec un diplôme fiable dans le domaine des Tic » selon les autorités malgaches.

La grande Île va se mettre au travail et créer « une université dédiée aux TIC afin de remédier à la situation ».

 

Madagascar travaille également à la structuration de son marché intérieur et à l’harmonisation de la législation pour être au top.


Plusieurs questions se posent :

 

1° – Les organismes réunionnais spécialisés en matière de TIC vont-ils être mis en avant par Didier Robert ?

 

2° – Pourquoi le projet RAVENAL a-t-il été arrêté ?

Pour des raisons « d’instabilité politique », selon le « spécialiste des questions internationales » Didier Robert.

C’est une excuse.

La vérité est ailleurs.

Est-ce pour laisser les coudées franches aux Mauriciens ?

 

3° – Comment la Région va-t-elle expliquer ce rapprochement entre Maurice et Madagascar ?


Mais, en fin de compte, pour les TIC comme pour tout le reste de son programme, Didier Robert aura fait plus fort que Don Quichotte : lui au moins se battait contre des moulins à vent. Didier Robert, lui, préfèrerait le rôle de moulin à vent !

 

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3 Commentaires sur

Les TIC de Didier Robert ? Du toc, du flan !

  • Jean-JacquesNo Gravatar |

    oui, c’est vraiment du vent, de l’esbrouffe,
    dernier exemple: l’organisation d’un colloque sur le haut débit et le très haut débit… pour voir les perspectives de développement et faire le point…
    le haut débit, ce n’est pas pour tout le monde. quant au très haut débit…
    en plus à quel prix? silence prudent des opérateurs. comme un certain m. De Prince

  • ùXBäNo Gravatar |

    pour développer et mettre en oeuvre des stratégies
    de développement de long-terme , il faut commencer
    par avoir une vision sur le long-terme…Lol !
    quand la seule  » vision  » consiste à manager sa carrière avec ses copains et copines , rien ne se fait…une fois de plus nos voisins Mauriciens vont nous démontrer leur incroyable capacité d’adaptation et de mobilisation….
    on connait bien les raisons profondes de cette différence de mentalités entre eux et nous…
    quand on doit se débrouiller seul pour survivre , on ne tourne pas autour du pot pendant des années et des années,on prend des décisions et on fonce!

  • GéraldineNo Gravatar |

    Quand on connaît le potentiel naturel de La Réunion, on se dit que c’est dommage de ne pas davantage jouer dessus et réfléchir (ET agir… je préfère le préciser, sinon d’aucun serait capable de me dire que notre cher Didier Robert réfléchit) à une stratégie pour pouvoir se mettre réellement dans la course.
    Que va-t-il se passer en vrai? Sur un malentendu, des touristes, sur la route de Maurice, viendraient à La Réunion? Youpi!

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