Interview imaginaire : Bienvenue monsieur le président !

 


   Entretien fictif avec le président Sarkozy.

Les réponses du futur ex président, entre guillemets et en italique, sont des paroles qu’il a réellement prononcées tout au long de sa mandature.

 

Monsieur Sarkozy, des jeunes ont été jetés en prison suite aux événements sociaux de février. Qu’en pensez-vous ?

 

Comme je vous l’ai dit le  6 mai 2007 à Paris, je fais de la défense des droits de l’Homme la priorité de ma diplomatie.

Et je vous le répète :

« Je veux que partout dans le monde, les opprimés, les femmes martyrisées, les enfants emprisonnés ou condamnés au travail, sachent qu’il y a un pays dans le monde qui sera généreux pour tous les persécutés, c’est la France ».

 

La Réunion et l’Afrique sont géographiquement proches. Comment concevez-vous le codéveloppement avec les pays de notre environnement ?

 

Vous n’avez qu’à reprendre ce que j’ai 26 juillet 2007 à Dakar, à l’université:

« Le drame de l’Afrique, c’est que l’Homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire ».

 

Que pensez-vous du côté multiculturel de la société réunionnaise ?

 

La même chose que ce que je pensais des magistrats et que j’ai dit, le 7 octobre 2007, lors d’une émission télévisée :

« Je n’ai pas envie d’avoir (…) tout le monde qui se ressemble, aligné comme des petits pois, la même couleur, même gabarit, même absence de saveur ».

 

Le maire de Saint-Leu Thierry Robert vous a envoyée une pétition demandant que soit effective la loi Jégo, ce qui, selon lui est la solution la plus rapide pour lutter contre la vie chère. Qu’en pensez-vous ?

 

Je reprendrais ce que j’ai déclaré le 6 novembre 2007 sur le port du Guilvinec (Finistère) :

« c’est toi qui a dit ça ? Eh ben descends un peu le dire, descends un peu ! ».

  

Vous allez rencontrer le groupe inter religieux. Pourquoi ?

 

Vous trouverez la réponse dans ce que j’ai dit le 20 décembre 2007, lors de ma première visite au Vatican et à Benoît XVI :

« Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur ».

 

Mais vous allez aussi avoir la présence de représentants de la communauté musulmane. Vous l’avez oublié ou vous les avez confondus avec les représentants catholiques ou protestants ?

 

Je l’ai dit récemment :

« Les amalgames n’ont aucun sens, je rappelle que deux de nos soldats étaient… comment dire… musulmans, en tout cas d’apparence, puisque l’un était catholique, mais d’apparence ».

 

Le 31 décembre 2007, lors de vos  vœux  télévisés, vous avez lancé ce concept tiré des écrits du sociologue Edgar Morin: « J’ai la conviction que, dans l’époque où nous sommes, nous avons besoin de ce que j’appelle une politique de civilisation ». Que vouliez-vous dire par là ?

 

Je ne comprends pas votre question et je ne me rappelle pas de ma déclaration.

De toutes façons, l’autre vous l’a bien dit : toutes les civilisations ne sont pas égales.

  

Comment allez-vous redresser la France ?

 

Je vous l’ai déjà dit le 8 janvier 2008, lors de ma première grande conférence de presse du quinquennat :

« Qu’est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides? »

 

Didier Robert, selon des indiscrétions, veut vous parler de son avenir politique. Qu’allez-vous lui répondre ?

 

La même chose qu’à ce gars, au salon de l’agriculture, le 24 février 2008 : « Eh ben casse-toi, pov’ con ! ».

 

Les syndicats ont lancé un mouvement de grève, pour faire part de leur mécontentement. Qu’en pensez-vous ?

 

Je me suis déjà exprimé le 5  juillet 2008, devant un conseil national de l’UMP, et je vous fait la même réponse :

«Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit ».

 

Que pensez-vous du capitalisme ?

 

Ma position n’a pas changé depuis le 25 septembre 2008 :

« Cette crise financière marque la fin d’un monde (…) c’est la crise d’un système qui s’est éloigné des valeurs les plus fondamentales du capitalisme, qui, en quelque sorte, a trahi l’esprit du capitalisme ».

 

La Réunion recherche des voies pour faire baisser les prix à la consommation. Quelles sont vos pistes ?

 

Le 22 janvier 2009, à l’Elysée, j’ai répondu à des chercheurs inquiets:

« À budget comparable, un chercheur français publie de 30 à 50% en moins qu’un chercheur britannique dans certains secteurs. Évidemment, si l’on ne veut pas voir cela, je vous remercie d’être venus, il y a de la lumière, c’est chauffé… ».

 

Comment comptez-vous protéger la biodiversité réunionnaise ?

 

Reprenez ce que j’ai dit le 6 mars 2010, au Salon de l’agriculture :

« Je voudrais dire un mot de toutes ces questions d’environnement. Parce que là aussi, ça commence à bien faire ».

 

Prenez-vous en compte la question démographique dans votre projet ?

 

Bien évidemment, je vous l’ai déjà dit le 10 juillet 2010, après des émeutes à Grenoble :

« J’ai demandé au ministre de l’Intérieur de mettre un terme aux implantations sauvages de campements de Roms ».

  

On vous a dit hyper actif pendant toute cette mandature. Qu’en pensez-vous ?

 

La question m’a été posée le 7 janvier 2009, par des parlementaires :

« on dit l’omniprésident. Je préfère que l’on dise cela plutôt que le roi fainéant. On en a connu! ».

 

Vous pensiez à qui quand vous disiez cela ?  À Didier Robert ? À Michel Fontaine ? Ou à  Yves Ferrières, qui ne sont pas tous d’accord entre eux ?

 

Même réponse qu’il y a quelque jour :

« Je ne vois pas ce que ça amène de dire untel ou untel est un ennemi. Si ça soulage celui qui le dit, c’est très bien, mais ça ne fait pas avancer ».

 

Vous avez voulu être le Président de tous les Français, le Président du pouvoir d’achat,  le Président du peuple. Quelle expression préférez-vous ?

 

Président Bling-Bling…

  

Pouvez-vous nous donner un exemple de votre action en faveur de l’emploi ?

 

Rappelez-vous, c’était le 4 février 2008, j’avais effectué une visite de soutien aux salariés des aciéries de Gandrange (Moselle), menacées de fermeture.

J’avais déclaré

«nous sommes prêts à faire le nécessaire, quel que soit le propriétaire, car notre objectif c’est de garder des usines ouvertes en France (…) l’État est prêt à prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires ».

  

Oui, mais un an plus tard, la moitié des 1100 salariés était frappée par un plan de licenciement…

 

Heu Heu Heu… Parlons plutôt de mon bilan : Fouquet’s, Yacht, Rolex, Ray Ban et Carla. Un avion à 180 millions d’euros.

J’ai rencontré Bush, Poutine, Bongo, Hu Jintao, Kadhafi, Assad… tous des bienfaiteurs de l’humanité !

Je me suis occupé des riches.

J’ai fait travailler les  pauvres 2 ans de plus ; pour leur bien, j’ai limité les services publics et les remboursements de sécurité sociale.

J’ai réussi à mettre un million de Français au chômage, en plus de ceux que j’ai trouvés quand j’ai été élu.

Grâce à moi, les restos du cœur fonctionnent à fond la caisse.

Et puis qui aura pu faire mieux que moi : 600 milliards de dette supplémentaire.

Et un 5 ans seulement ! Et j’ai une fortune de 2,7 millions d’euros.

Vous voyez, je ne suis pas un trop riche, même si j’ai multiplié mon salaire par 3.

Elle est belle la vie de président !

 

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1 Commentaire sur

Interview imaginaire : Bienvenue monsieur le président !

  • tipimanNo Gravatar |

    fictif mais o combien réel….

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