Rétrospective 13 – Le projet socialiste 2012 – Un nouveau modèle de développement ? (4 / 30) – De l’emploi des jeunes (3 mai 2011) Vu 691 fois

 

   14 mai 2010 – 27 juin 2012

Voilà maintenant plus de deux ans que je partage avec vous mes points de vue sur ce blog.

Plus de 1000 visites quotidiennes, parfois jusqu’à près de 3500.

 

J’y trouve là motif à poursuivre mon exercice, qui nécessite d’une part approfondissement de mes connaissances, et d’autre part effort de présentation pour vous les restituer le plus fidèlement possible.

 

J’éprouve un grand plaisir à tenter de diversifier les rubriques, et de rester fidèle à une ligne de conduite : ne pas succomber à la facilité, ne pas tomber dans l’excès de langage, ne pas me laisser aller à l’invective.

 

Vous comprendrez donc aisément que je me refuse à publier des commentaires dont les auteurs s’égareraient dans ces chemins de traverse.

 

Jusqu’au 24 juillet, j’ai décidé de procéder quotidiennement à une rétrospective des articles parus sur mon blog, en choisissant un article pour chaque mois de mai 2010 à décembre 2011, et en mentionnant pour l’article concerné le nombre de fois où il a été vu.

 

Je m’aperçois que ces articles gardent tout leur intérêt sur le plan de l’actualité.

À vous de juger. Bonne lecture !


 *****

 

Avant-propos – Les responsables politiques réunionnais, je dis bien responsables, doivent envisager de marquer d’une empreinte Réunionnaise le projet présidentiel de 2012, projet alternatif  à la politique du Gouvernement Sarkozy et de ses « obligés péi ».

 

Mais cela ne peut se concevoir que si nous justifions notre volonté d’un traitement différencié, du fait de nos singularités, par la prise en compte d’orientations stratégiques nationales, dont les effets doivent asseoir notre appartenance à l’ensemble républicain.

  

Vous avez tous entendu parler du projet du Parti Socialiste pour 2012.

Je vous propose une série d’articles concernant ce projet.

 

Dans le domaine de l’Emploi, la proposition phare du PS est :

« Pour l’emploi des jeunes, nous créerons 300 000 « emplois d’avenir » dans les domaines de l’innovation environnementale et sociale ».  Analyse.

 

En 1997, le programme du PS aux législatives annonce la création de 700.000 nouveaux emplois dont la moitié dans le secteur public, dans des secteurs où la demande existait (formation, animation en quartiers HLM, protection de l’environnement etc.).

 

Martine Aubry, ministre de l’emploi et de la solidarité met en place ce dispositif. In fine, entre 230.000 et 350.000 emplois (selon les sources) sera créé sous Lionel Jospin.

 

Les CEJ (Contrats Emploi Jeunes) étaient d’une durée de cinq ans, les employeurs recevaient pendant ce temps des aides de l’Etat (80% du salaire, c’est-à-dire le SMIC).

 

Selon la DARES, le service statistique du ministère du travail, près des trois quarts des personnes embauchées en 1999 sur des contrats emplois jeunes et étant restées au moins deux ans avec leurs employeurs ont trouvé un emploi tout de suite après avoir quitté ce dispositif.

 

Sur une période plus longue, un an et demi après la fin du contrat « emploi jeune », ils sont 85% à avoir trouvé un emploi, un CDI pour une très grosse majorité d’entres eux (72%).

  

À noter toutefois que le CEJ était initialement destiné aux jeunes peu qualifiés.

Or 19% des jeunes embauchés sur ce type de contrat étaient titulaires d’un diplôme bac+2 ou plus.

 

Selon un rapport d’information du sénat qui souligne par ailleurs la difficulté de chiffrer précisément le coût de la mesure, la charge budgétaire de ces emplois jeunes s’élèverait à 23.5 milliards de francs en 2000.

 

En 2007, la proposition de Ségolène Royal était :

« Ouvrir 500.000 emplois tremplins aux jeunes, en généralisant la mesure prise par les régions de gauche ».

 

À la différence des CEJ de 1997, les « emplois d’avenir » comporte notamment un volet «  suivi et  formation » un peu plus conséquent.

 

En revanche, la cible n’est plus la niche d’emplois mais le lieu où s’exprime le besoin, le «territoires en difficulté» autrement dit, les banlieues et éventuellement le milieu rural.

 

Dans un souci de cohérence, ces métiers devront concerner le développement durable, l’énergie. 150.000 emplois pourraient être créés dès 2012.

 

En 2000, la commission des affaires sociales du Sénat, dans un bilan du dispositif à mi parcours, avait proposé que les comités départementaux de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l’emploi (CODEF) puissent procéder à des évaluations annuelles et recommander éventuellement le transfert de l’activité d’un emploi jeune au secteur marchand. Elle avait également proposé que soit réalisé un bilan de compétences des titulaires d’emploi jeune.

 

Autre proposition : revoir le fonctionnement des plates-formes régionales de professionnalisation afin de mieux associer les entreprises.

 

Ou encore promouvoir les possibilités de multi salariat en temps partagé, et étudier un système de « prime » dégressive à l’embauche des emplois jeunes par les entreprises.

 

À La Réunion, la question des emplois dits aidés est plus complexe :

 

– d’une part, le nombre de personnes à la recherche d’emplois est nettement supérieure à la moyenne nationale,

– d’autre part, c’est l’ensemble du territoire réunionnais qui peut être considéré en difficultés.

– enfin, il existe à La Réunion divers autres dispositifs (congé solidarité) et types de contrat (CAE DOM), ce qui ne permet guère de visibilité.

 

L’idée d’un contrat unique d’insertion CUI a été appliquée. Les résultats sont mitigés.

Là encore, l’absence de définition des rôles et missions de chaque organisme accentue le sentiment d’inachevé.

  

Enfin, si la solidarité nationale doit jouer pleinement, cela ne saurait exclure toute autre proposition pour l’augmentation du nombre d’emplois durables à créer ou recréer.

 

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