Déplacements – Le vélo c’est la santé ! Zéro carburant et gain de temps !

 

   Dans une étude datant de 2005, l’INSEE montrait que le budget transport est passé de 11% du budget des ménages en 1960, à 15% en 2004.

Pour la France métropolitaine, ce poste s’élevait à 5.140€ par an, ce qui en faisait le deuxième poste de dépenses après le logement (8.440€), et devant l’alimentation (4.980€).

 

En 1960, le transport ne représentait que la moitié du budget alimentation.

Responsable en cause ? la voiture !

 

Les deux tiers des déplacements sont faits en voiture particulière.

 

Conséquences : cela représente 83% du budget transport.

Les seuls coûts liés à l’usage de la voiture individuelle représentent 59% des dépenses globales de transport (entretien et carburant).

 

La hausse constante du prix du gazole ou du sans plomb alourdit la facture, c’est évident.

D’autres chiffres intéressants sont donnés par l’Automobile Club (juin 2011).

 

Le coût moyen de l’utilisation d’une voiture essence de type Clio s’élevait en 2010 à 5.744€ par an pour 9.076 km parcourus (soit 3,4% d’augmentation au kilomètre par rapport à 2009).

Ce coût était en 2010 de 7.466€ pour une voiture diesel  ayant parcouru 15.648 km (soit 3,2% d’augmentation au kilomètre par rapport à 2009).

 

Qui utilise la voiture et pour quoi ?

 

L’étude du CERTU (centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme) répond que 80% des actifs ayant un emploi se déplacent chaque jour pour aller travailler, ce qui représente un tiers de la population.

 

C’est donc clair : les déplacements domicile/travail représentent un levier important pour inciter aux changements de comportement de mobilité quotidienne.

Face à ce constat, le Club des villes et territoires cyclables soulignait la place du vélo et son rôle d’outil au service de la mobilité durable et équitable.

 

Durable, parce qu’il permet de limiter la pollution et évite l’usage d’énergies fossiles (toujours plus chères et de moins en moins nombreuses).

Équitable, parce qu’il est accessible à tous.

 

Le vélo est donc une alternative efficace à la voiture individuelle, d’autant qu’il peut également être utilisé  en combiné aux transports collectifs.

 

Question de comportement

 

Il y a encore du travail à faire pour changer les comportements.

 

Non seulement auprès des populations (seulement 5% des Français utilisent de manière quotidienne leur vélo pour se déplacer).

Mais aussi des collectivités afin qu’elles s’impliquent avec plus de conviction dans la construction de pistes cyclables.

 

Certes l’apparition dans les années 2000 des « vélos en libre service » a permis un essor de la pratique.

En outre, faire du vélo ne nuit pas à la santé, bien au contraire.

 

Des déplacements inférieurs à 2 km dans 50 % des cas

 

Dans bien des cas, (50% selon le CERTU), les déplacements sont inférieurs à 2 km. 

Sur cette distance, en milieu urbain, le vélo est le mode le plus rapide, le plus fiable et (avec la marche) le plus économe.

 

La situation est plus complexe en zone périurbaine ou rurale.

En effet, les populations résident loin de leur lieu de travail.

 

Mais s’il ne permet pas d’aller de la maison au travail, il permet toutefois de gagner la station de bus ou la gare la plus proche.

 

Pas que dans les villes

  

Si les populations urbaines bénéficient d’un bon réseau de transports en commun, ce n’est pas toujours le cas pour ceux qui habitent dans les écarts.

C’est donc pour eux que l’effort doit être concentré.

L’enjeu est triple :

– une plus grande justice sociale,

– une diminution de notre dépendance pétrolière,

– et le respect des engagements pris dans le cadre des accords de Kyoto et du Grenelle de l’Environnement.

Les collectivités supportent aujourd’hui la quasi-totalité de l’effort public en matière de financement des infrastructures et des services vélo.

Elles sont de plus en plus nombreuses à favoriser l’équipement des ménages, avec des primes pour l’achat d’un vélo à assistance électrique.

Les Anglais l’ont bien compris, avec la mise en place de leur Programme « Cycle to work » qui vise à encourager l’équipement des salariés, via des dispositifs spécifiques.

 

Les entreprises mettent à disposition de leurs salariés des vélos pour les trajets domicile/travail.

Dans ce cadre, les salariés peuvent éventuellement acheter le vélo à un prix raisonnable.

 

En effet, le système permet aux entreprises de se regrouper pour acquérir des vélos, le tout pouvant être accompagné d’exonérations fiscales incitatives.

 

Oui, mais pas un… cheval de bataille !

 

Les Français sont prêts à opter pour  le vélo dans leurs déplacements.

À une condition : il faut qu’il y ait des solutions de rabattement et de stationnement dans les pôles de transport.

 

Si les entreprises participaient aux frais de transport de leurs salariés, sous la forme d’une contribution exonérée de charges, et non soumise à l’impôt sur le revenu pour le salarié, cela serait une incitation supplémentaire.

À condition de ne pas alourdir la charge pesant sur ces entreprises qui paient déjà la taxe sur le versement-transport.

Dommage que les candidats à l’élection présidentielle n’en ait pas fait un … cheval de bataille !

 

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1 Commentaire sur

Déplacements – Le vélo c’est la santé ! Zéro carburant et gain de temps !

  • EdouardNo Gravatar |

    ouais, pour le vélo c’est une bonne idée, encore faut-il que cela soit vraiment possible. moi, rouler a côté de voitures qui ne font pas attention, ca m’ennuye. dans les mentalités à changer, il faut aussi celle des automobilises, la route est à tout le monde, pas seulement à quatre roues

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