Dossier « Route du littoral » : ne doit-on pas prendre des mesures d’urgence avant qu’il ne soit trop tard ? (2ème partie)

 Route du littoral : pourquoi prendre le risque d’attendre avant de sécuriser ?

 

Il convient à présent d’évoquer dans la deuxième partie de ce dossier les tronçons de voies du Boulevard Sud à considérer, et les possibilités d’y implanter des ouvrages d’art.

 

Mais auparavant, il s’agira de vous montrer qu’il existe des exemples d’ouvrages d’art permettant le franchissement d’une voie rapide et prioritaire afin de fluidifier le trafic des hauts de Saint-Denis vers le bas de la ville, en aval du Boulevard Sud.

 

Il est possible d’envisager des ouvrages d’art sans « défigurer » le paysage.

 

L’exemple du rond-point du Sacré Cœur au Port    

 

  Le rond-point du Sacré Cœur 

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Prenons l’exemple du rond-point du Sacré Cœur au Port.


Au départ, il était prévu par les services de la DDE qu’une route digue soit réalisée, à l’instar de ce qui existe à Saint-Paul, où les voies permettant par exemple de rejoindre les quartiers de Grande Fontaine  pour les automobilistes venant de la ville « commerciale », passent dessous.

 

Ainsi, la liaison entre les habitants des hauts de La Possession, mais aussi de la Rivière des Galets se serait faite par une voie passant sous cette route digue.

 

Si cela peut se concevoir pour Saint-Paul, du fait des risques d’inondation résultant des débordements de l’Etang de Saint-Paul, il n’en était absolument pas de même pour la Plaine des Galets.

 

Et compte tenu de la pente à alléger pour arriver à une hauteur suffisante pour le franchissement de camions par les voies « souterraines » au Sacré Cœur, nous aurions eu un « mur » coupant la commune du Port en deux !

 

C’est la raison pour laquelle Paul Vergès, alors maire du Port et vice-président de la Région, est intervenu auprès du Président de Région Pierre Lagourgue.

 

Il lui a demandé que soit revu le projet, la Région pouvant influencer les services de l’Etat du fait que les travaux devaient être financés sur le Fonds routier, géré par le Conseil régional.

 

Grâce à cet effort commun, le projet actuel fait passer la route nationale à 4 voies en souterrain.

 

Des solutions existent ailleurs dans le monde    

 

Les toboggans « aériens » routiers    

 

 Le toboggan « aérien » du Boulevard Vivier Merle à Lyon

 

Il s’agit là d’ouvrages de franchissement qui surplomberaient les voies de l’actuel Boulevard Sud (solution 1).

 

Cela permettrait aux automobilistes venant des hauts de Saint-Denis d’accéder aux voies situées en amont du Boulevard Sud, sans perturber le flux de circulation sur la portion sensible du tronçon permettant de désengorger la fin de la dangereuse route du littoral actuelle.

 

Il conviendrait bien sûr de s’assurer d’un traitement architectural consacrant une insertion urbaine, avec le souci d’une végétalisation pour atténuer les effets visuels sur l’environnement urbain habité.

 

Il pourrait être envisagé aussi de reconfigurer le Boulevard Sud afin que les toboggans « aériens » routiers se trouvent sur cet axe (solution 2), et que la circulation dans les deux sens amont et aval de la ville de Saint-Denis se fasse en passant sous le « toboggan » au niveau actuel de la voie.

 

 Les ronds-points « aériens » routiers    

 

 Le rond-point à Delémont en Suisse

Photo prise sur le site: http://forum.sara-infra.com Auteur: Upsilon Rond-point à Delémont (Suisse) Canton du Jura Suisse. Echangeur sur autoroute A 16.

 

Ces échangeurs (solution 3) sont nécessaires pour que les automobilistes venant de la route du littoral puissent sortir du Boulevard Sud pour rejoindre les hauts de Saint-Denis ou le centre ville.

 

À ce sujet, l’existence de contre allées sur le Boulevard Sud, qui servent plutôt actuellement au stationnement des véhicules, pourraient faciliter la sortie des automobilistes de l’axe principal et prioritaire.

 

La portion allant du tronçon U2 jusqu’à la bretelle du CD 41 (La Montagne)    

 

  Du tronçon U2 jusqu’à l’étroit croisement avec le CD41 

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Le tracé allant du tronçon U2 jusqu’à la bretelle du CD 41 (La Montagne) est long de 1,4 km.

 

Ce tronçon peut donc déjà « absorber » 140 voitures (1,4 km soit 1400 m / 10 m = 140) sur une des voies, et sur les 2 voies lors d’importants embouteillages, 280 voitures.

 

Il sera indispensable et urgent de traiter deux problèmes :

 

  La nécessité de l’élargissement du Tronçon U2  

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1°- L’élargissement de tronçon U2 qui se retrouve sur presqu’une seule voie sous l’échangeur du CD41 permettant aux automobilistes venant du fond de la Rivière Saint-Denis vers La Redoute de se rendre à La Montagne par le CD 41.

 

Cet élargissement peut se faire sur la parcelle appartenant au Ministère de la Défense à proximité des quartiers d’habitation de la Gendarmerie.

 

  Le CD 41 ou la nécessité d’un itinéraire de délestage 

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2°- La priorité donnée aux automobilistes venant de la route du littoral pose le problème de la fluidification du trafic pour les automobilistes venant de la route de La Montagne et se rendant à Saint-Denis.

 

Il faut envisager de les « déporter » sur la voie menant au quartier de La Rivière Saint-Denis.

 

  La nécessité d’un nouveau plan de circulation à Saint-Denis 

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Une étude approfondie d’un nouveau plan de circulation dans TOUTE la ville de Saint-Denis est donc indispensable.

 

L’intérêt régional est évident, puisque les mesures prises visant à « sortir » les automobilistes venant de la route du littoral d’un grave danger occasionnent en conséquence des difficultés nouvelles de circulation pour les automobilistes résidant à Saint-Denis.

 

C’est la raison pour laquelle le financement de ces études devrait être pris en charge par la Région, une aide de l’Etat pouvant légitimement être envisagée, la commune de Saint-Denis ne prenant à sa charge qu’un effort résiduel.

 

Le tronçon allant de la bretelle du CD 41 (La Montagne) au Boulevard Doret    

 

  Du CD41 à la rue Gibert des Molières

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Le tracé allant de la bretelle du CD 41 (La Montagne) jusqu’au rond-point du Boulevard Doret (en face de la Sécurité sociale) est long de 2,2 kms.


  De la rue Gibert des Molières au Boulevard Doret 

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Ce tronçon peut donc « absorber » 220 voitures (2,2 kms soit 2200 m / 10 m = 220) sur une des voies, et sur les 2 voies lors d’importants embouteillages, 440 voitures.


  Le traitement de la circulation au croisement de la rue Gibert des Molières 

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Pour la circulation de la rue Gibert des molières vers Bellepierre : la solution 1 ou la solution 2 pourrait être envisagée.

 

  Le traitement de la circulation au croisement de la rueTourette 

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Pour la circulation de la rue Tourette de l’amont vers l’aval : la solution 1 pourrait être envisagée.

 

  Le traitement de la circulation au croisement de la rue Philibert 

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Pour la circulation de la rue Philibert de l’amont vers l’aval : la solution 1 pourrait être envisagée.

 

  Le traitement de la circulation à l’échangeur de la rue de la Source 

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Pour la circulation de la rue de la Source de l’amont vers l’aval et dans l’autre sens : la solution 1, la solution 2, voire la solution 3 pourraient être envisagées.

 

Du rond-point du Boulevard Doret (en face de la Sécurité sociale) jusqu’au rond-point de la Trinité    

 

Le tracé allant du rond-point du Boulevard Doret (en face de la Sécurité sociale) jusqu’au rond-point de la Trinité est long de 1,1 km.

 

  Du Boulevard Doret au rond-point de La Trinité 

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Ce tronçon peut donc « absorber »  voitures (1,1 km soit 1100 m / 10 m = 110) sur une des voies, et sur les 2 voies lors d’importants embouteillages, 220 voitures.


   Le traitement de la circulation au rond-point du Boulevard Doret 

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Pour la circulation du Boulevard Doret de l’amont vers l’aval et dans l’autre sens : en tenant compte du contournement souhaitable de la végétalisation déjà existante sur le rond-point, la solution 1 et la solution 2, voire la solution 3 pourraient être envisagées.


  Le traitement de la circulation avec un carrefour pour accéder à la rue Marcel Pagnol 

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Un rond-point de délestage de la circulation prioritaire pour sortir du Boulevard Sud afin de rejoindre les voies menant vers le bas de la ville, par la rue Marcel Pagnol, pourrait être envisagé.

 

  Le traitement de la circulation avec un carrefour pour accéder route de la Mairie 

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Cela pourrait être étudié également pour les automobilistes venant des hauts de Saint-Denis à partir de la rue de la Mairie.

 

  Le traitement de la circulation avec un carrefour au rond-point de la Trinité 

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La solution 3, ou un rond-point de délestage de la circulation prioritaire pour sortir du Boulevard Sud afin de rejoindre les voies menant vers le bas de la ville, par la route Digue, ou vers le haut de la ville, par l’avenue du Pape Jean-Paul 2, pourrait être étudiée.

 

CONCLUSION    

 

J’ai précisé dans la première partie de ce dossier que les options ne sont pas multiples.

 

Il y en a deux principales, qui peuvent être « mixées ».

 

Pour des raisons de préservation du caractère urbain de la portion littorale de la ville de Saint-Denis, j’ai écarté l’option de traiter le boulevard Nord en voie prioritaire de délestage de la dangereuse route du littoral.

 

Cela ne signifie absolument pas que le boulevard Nord actuel ne puisse pas servir à « absorber » une partie « raisonnable », c’est-à-dire résiduelle, du flux de véhicules venant de l’Ouest.

 

Ce qui conforte le raisonnement selon lequel des mesures dont le coût ne serait pas exorbitant, pourraient être prises sans attendre afin que les embouteillages soient résorbés d’ici quelques mois, et non quelques années, sur l’actuelle route du littoral.

 

Car je n’ose imaginer le drame inconcevable qui pourrait se produire s’il faut attendre la livraison de la route du littoral proposée par Didier Robert.

 

Je reviendrai dans 3 autres articles, pour compléter ce dossier, sur la nécessité d’une vision globale de la question des routes et des déplacements, en faisant quelques brefs rappels historiques.

 

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