Feuilleton – Les dialogues (presque) imaginaires – 11ème épisode

 

   

Au bar  au petit Nicolas, on refait le monde politique, autour d’un CRS (citron-rhum-sucre).

 

Patrick Solange : Hé, collègue, ça bouge beaucoup dans le landerneau politique, ces jours ci.

 

Pierre Charles Rivière : Tu parles de quoi ? De Berlusconi qui est cuit ? De Papandréou qui grille itou ? De Merkel qui se réjouit et de Sarkozy qui nous les gèle ? Ou tu es plus branché vert ?

 

Ève Émilie Le Vent : Moi qui suis jeune et belle, pas comme vous les politiques, pour une fois, je vois très bien à quoi Patrick fait allusion… C’est pourtant ça, avoir de la conscience politique. Dire au revoir quand on n’est plus d’accord.

 

Ulric Michel Payet : Bien évidemment, c’est un sacré pari. Dire tous pourris, comme les gars de la Marine. Mais bien évidemment, l’histoire ne se répète pas forcément : après « ralliez-vous à mon panache blanc », j’attends de voir si les gens se rallieront au plumet vert de ta diva.

 

Ève Émilie Le Vent : Moi qui suis jeune et belle, pas comme vous les politiques, je sais qu’elle va revenir, encore plus haut, encore plus fort, encore plus vite.

 

Patrick Solange : Hé, collègue, tu vas vraiment trop vite. Il y a encore des élections avant les municipales. Nous, on en est encore sur les prochaines législatives.

 

Pierre Charles Rivière : Des primaires une nouvelle fois ?

 

Ulric Michel Payet : Bien évidemment, vous avez des problèmes pour vous mettre d’accord… Bien évidemment, nous, c’est simple. Un décide et tous exécutent !

 

Pierre Charles Rivière : Quel drôle de mot ! Une belle exécution politique, oui ! Pauv’ boug’, il est obligé d’aller chercher un soutien très très très haut !

 

Patrick Solange : Hé collègue, il y a d’autres exécutions. On peut exécuter même des projets, même si on les prend à la source !

 

Urbain Charles Lebeau : Te répondre est un exercice dangereux et inutile !

 

Pierre Charles Rivière : Ah oui ? Et pourquoi ?

 

Daluce Salomon : Laisse Urbain, je vais lui répondre : pour qu’il y ait débat, dialogue … il faut un minimum d’ouverture d’esprit et de respect !

 

Ulric Michel Payet : Bien évidemment, c’est la base de la démocratie. On demande aux gens de s’exprimer et de donner leur avis.

 

Pierre Charles Rivière : Et après ?

 

Ulric Michel Payet : Bien évidemment, il faut faire preuve de pragmatisme… On décide, et les autres exécutent…

 

Urbain Charles Lebeau : Parfaitement ! Ça marche pour les ronds points, les rocades, mais aussi pour tout.

 

Patrick Solange : Hé collègue, tu n’es pas en train de te prendre les pieds dans le SPLA… Hou, elle est bien bonne, celle-là !

 

Ève Émilie Le Vent : Moi qui suis jeune et belle, pas comme vous les politiques, je peux vous dire que l’union fait la force !  

 

Urbain Charles Lebeau : Mais ma chère, même si l’union fait la force, il y a des fois où il vaut mieux être seuls que mal accompagnés.

 

Patrick Solange : Hé collègue, tu nous dis que l’on ne peut adhérer au SPLA que sur invitation ? C’est comme la garden party de la rue Oudinot !

 

Pierre Charles Rivière :  Hé oui ! Des consultations facultatives et non généralisées ! Comme le dit souvent Ève Emilie, vive le tri sélectif ! 

 

Daluce Salomon : Mais c’est un expert qui a montré comment faire, avec un espécialiste péi qui a fait des études de droit !

 

Pierre Charles Rivière : On voit ce que ça donne, et on n’a pas fini de constater que le tri sélectif est petit et mesquin ! 

 

Urbain Charles Lebeau : Non, Pierre Charles, rien n’est définitif. Ils ont invité des collègues, pour voir. Après, si ça marche, ils inviteront tout le monde. C’est une sorte de répétition avant le grand spectacle ! 

 

Pierre Charles Rivière : Et ils vont certainement répété aussi les formalités ! Du style : on revoit les statuts, car ça n’a pas été étudié pour ! Un petit mail pour inviter les autres acteurs, sans qu’ils aient eu le temps d’étudier le scenario.

 

Patrick Solange : Hé collègue, la générale, c’est pour la fin de l’année ? Ca laisse peu de temps, tout ça !

 

Ulric Michel Payet : Bien évidemment, vous pensez que c’est tout ou rien. Mais bien évidemment, vous avez oublié que c’est le chef qui décide, et que les autres….

 

Pierre Charles Rivière et Patrick Solange (en choeur) : Ils exécutent, on sait !

 

Urbain Charles Lebeau : Non, ils n’ont pas été invités au départ : et alors ? Tant pis ! Maintenant, à eux de dire s’ils veut être dedans ou pas ! S’ils n’ont pas le temps ? Tant pis !

 

Pierre Charles Rivière : Mais c’est de l’autocratie !

  

Urbain Charles Lebeau : Peu importe ! On ne va pas les attendre ! Moi je dis que tout est lié : nous devons  entendre nos classes ouvrières et nos classes moyennes qui n’en peuvent plus – comme ils disent – de payer pour les autres. Nous devons entendre nos élus et nos élues qui n’en peuvent plus – comme ils disent – de payer pour les autres.

 

Pierre Charles Rivière : À mon tour de dire quelque chose que j’ai lu quelque part. Mais de grâce, messieurs, ne faites pas comme l’autre, opportuniste, sectaire, prétentieux, caractériel, bling bling ! C’est-à-dire pas seulement de belles paroles, certes agréables à entendre, mais qui ne remplissent pas les marmites d’une population durement touchée par le chômage et  l’exclusion sociale. Il faut arrêter avec l’image d’une classe politique qui a le nez dans le calendrier électoral ! Allez, bon week end !

 

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits existant ou ayant existé est fortuite… mais… mais quoi ? Chutttt…

 

Article vu 1 188 fois
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (Pas encore de votes)
Loading...

Vous avez une opinion ? Laissez un commentaire :

Nom *
E-Mail *
Site Web