Jeux olympiques de Londres : les « Jeux de l’Opulence » feront-ils oublier la crise ?

 

   Et c’est reparti, comme tous les quatre ans, pour la grand’messe olympique !

 

Oui, et alors ? Bon, il va y avoir des exploits, des performances, des contre-performances.

Du sport, quoi.

 

Il restera également « des images fortes » ou « des émotions intenses ».

 

Mais, à propos, les jeux olympiques sont-ils toujours du sport ? Où est « l’héritage » grec ?

 

À en croire le président du CIO, les JO, aujourd’hui, doivent répondre à des critères de durabilité.

Voilà un point positif.

 

Et un atout dont ne se sont pas privés les Anglais qui ont fortement communiqué sur ce thème, vantant la réutilisation des infrastructures (logements ou équipements divers) ou la question du recyclage.

 

Oui, bien sûr, ces Jeux pourraient être écologiques

 

Mais toute cette com’ n’avait pour but que de faire oublier le coût d’organisation.

«  Jeux de l’opulence », « grand faste »… expliquent les journaux.

 

Rien que la cérémonie d’ouverture aurait coûté 34 millions d’euros. 1,5 fois plus cher que le budget initialement prévu !

 

Quant au budget global, il a presque triplé, passant de 4,3 à 11,8 milliards d’euros.

Supérieur à celui des JO de Pékin 2008, que l’on avait alors beaucoup décrié !

 

Et l’on nous avait annoncé des jeux « à visage humain ». 

Drôle d’humanité !

 

En cause : la sophistication technologique croissante, la sous-estimation systématique des dépenses et la paranoïa sécuritaire. Soit !

 

Mais surtout l’irrépressible folie des grandeurs des comités d’organisation, exigeant de faire mieux et plus grand que les prédécesseurs, qui fait exploser le budget !

 

Quant aux retombées économiques annoncées, elles sont loin d’être assurées !

La faute à la crise !

 

Le retour sur investissement sera moindre.

Donc le « coût net » plus élevé !

 

Quelles retombées ?

 

À votre avis, comment vont réagir les Anglais face à cet investissement ?

Surtout s’ils ne décrochent pas le palmarès espéré ?

 

La pilule financière sera donc dure à avaler.

Et finalement, on peut se demander si ce n’était pas une chance pour Paris, qui avait postulé pour être ville organisatrice, d’avoir échoué face à Londres !

 

Et un et deux et trois….! Londres est la première ville au monde à avoir eu la charge d’organiser les JO : 1908 puis 1948, et 2012.

 

Les JO sont décidément pourris par le fric.

Non seulement par le coût direct de construction et organisation, mais aussi parce que tout est devenu business. Et un business colossal !

 

Du business

 

Les intérêts économiques prennent le pas sur les enjeux sportifs.

Vous n’y croyez pas ?

 

Vous voulez des preuves ?

Voilà quelques chiffres : grâce à ces JO 2012, le CIO va empocher plus d’1,6 milliard d’euros en termes de sponsoring.

 

Une somme à laquelle il faut rajouter 4 milliards d’euros en droits de télévision !

Ah, quelle est belle l’inflation médiatique !

 

Et le CIO est en pleine contradiction: même s’il affirme vouloir réduire l’escalade financière, il ne rechigne pas à rafler tout ce qu’il peut !

 

Et côté sport, à quoi peut-on s’attendre ? Là, l’héritage a évolué.

 

Bikinis aujourd’hui, demain le voile ?

 

L’héritage a évolué, mais pas toujours dans le bon sens, d’ailleurs.

 

Que l’on ait introduit la pratique du beach volley, pourquoi pas.

Mais que le règlement ait imposé, je dis bien imposé, à ces dames de pratiquer leur sport en bikini…

 

Evolution lente des mentalités : les valides d’un côté, les porteurs de handicap de l’autre. Discriminatoire ?

 

Des sociologues affirment que CIO (et non les jeux olympiques, quoi que ….)  est l’héritage d’un monde masculiniste et colonial.

 

Pas faux du tout ! Le « 100 mètres homme » sera toujours disputé (donc diffusé) au « meilleur moment » commercialement parlant.

Pourquoi l’épreuve masculine et non la féminine ?

 

Quitte à donner dans l’iconoclasme, pourquoi ne pas faire des épreuves mixtes ?

Et pourquoi ne pas imposer une vraie parité dans toutes les équipes de toutes les nations dans toutes les disciplines ?

 

Peut être que la seule part d’héritage de ces JO, c’est de voir la délégation grecque ouvrir la parade !

 

Allez, vive le sport ! Vivent ces 17 jours de transe collective et mondiale !

 

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