Alerte climat – Seuil critique pour le réchauffement climatique

 

   La planète atteint actuellement des seuils à partir desquels son climat se réchauffera de façon irréversible. Cela sera sensible dans les 10 prochaines années.

 

 

Si rien n’est fait aujourd’hui, tous les efforts seront vains.

Une nouvelle fois, les scientifiques tirent la sonnette d’alarme.

 

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) sont en augmentation, c’est un fait incontestable. 

La Terre se rapproche des seuils au-delà desquels les effets du réchauffement climatique planétaire seront irréversibles.

 

Quels que soient les scientifiques, tous sont unanimes : la température moyenne du globe augmentera.

La seule variante porte sur le montant de l’augmentation de la chaleur :  plus 6 degrés Celsius d’ici 2100 est une donnée fréquente.

 

Message unanime également : si aucun frein n’est mis à l’augmentation de la densité des gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère, ce sera la catastrophe.

Et il y a déjà des signes évidents.

 

Les calottes glaciaires fondent

 

La fonte de la glace polaire et le dépérissement par sécheresse des forêts tropicales sont déjà perceptibles.

Pour les calottes glaciaires – sortes d’énormes réfrigérateurs qui ralentissent le réchauffement de la planète – le point de non-retour a sans doute été déjà franchi.

 

La banquise de l’ouest de l’Antarctique a rétréci au cours des 10 dernières années.

La calotte du Groenland a perdu 200 kilomètres cubes de glace par an depuis les années 1990.

 

Le seuil d’alerte  concernant le pergélisol (permafrost, ou sol gelé en permanence) de Sibérie est déjà atteint.

Ce pergélisol stocke du carbone gelé dans le sol, et en cas de fonte, il le libère dans l’atmosphère.

 

Will Steffen, directeur exécutif de l’institut sur le changement climatique à l’Université nationale d’Australie précise :

« Il y a là-bas environ 1 600 milliards de tonnes de carbone, soit deux fois la quantité qui se trouve dans l’atmosphère aujourd’hui, et les latitudes du Grand Nord connaissent actuellement les changements de températures les plus forts de toute la planète ».

 

Libération de 63 milliards de tonnes de carbone

 

Will Steffen poursuit :

« Dans le pire des cas, 30 à 63 milliards de tonnes de carbone pourraient être libérés dans l’atmosphère chaque année, à l’horizon 2040, et ce volume passerait entre 232 et 380 milliards de tonnes vers 2100.

Par comparaison, les combustibles fossiles dus à l’activité humaine libèrent 10 milliards de tonnes de C02 dans l’atmosphère chaque année ».

 

L’augmentation de la densité de C02 dans l’atmosphère accroît dans le même temps l’acidité des océans, qui absorbent une partie de ce gaz carbonique.

Au cours des 200 dernières années, le processus d’acidification des océans s’est déroulé à un rythme jamais vu depuis 60 millions d’années, explique Carol Turley, du Laboratoire marin de Plymouth.

 

Assèchement de la forêt d’Amazonie

 

Le processus d’acidification des océans menace les récifs coralliens et pourrait entraîner l’extinction de certaines espèces marines dans quelques décennies.

La forêt dense de l’Amazonie va devenir de plus en plus sèche à mesure que les températures augmenteront.

 

Le dépérissement de forêts dû à la sécheresse fait penser que l’on est là aussi près du point de non-retour, à partir duquel les forêts cesseront d’absorber le carbone et, au contraire, en ajouteront dans l’atmosphère du globe.

Environ 1,6 milliard de tonnes a été libéré dans l’atmosphère en 2005 par les forêts denses et 2,2 milliards de tonnes en 2010, ce qui a réduit à néant dix années d’activité de « puits de carbone ».

 

Décennie cruciale

 

Les scientifiques notent que

« Nous nous trouvons dans la décennie cruciale.

Si nous ne changeons pas de cap au cours de cette décennie, nous franchirons ces seuils.

Nous sommes au bord de changements majeurs.

Nous pouvons limiter la hausse des températures à deux degrés, ou franchir le seuil au-delà duquel le climat basculera dans un état considérablement plus chaud ».

 

Ce changement est-il possible ?

Pas sûr ; car malgré l’urgence de la situation, certains pays comme les Etats Unis ou la Chine ne veulent rien changer à leur mode de fonctionnement.

 

Ce qui ne laisse que peu de chance d’aboutissement pour un  nouveau traité international sur le climat, applicable en 2020, mais à signer en 2015.

Ces deux pays gros pays pollueurs ne veulent pas entendre parler de mesures contraignantes les poussant à réduire leurs émissions.

 

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