À propos de Florange et de Mittal : « Florange mécanique et Full Mittal Racket »

  Un internaute m’a fait parvenir le texte ci-dessous.

Il est écrit par Charles Sannat et a été publié sur le site Economiematin.fr

 

Normalement, vous n’avez pas pu passer à côté d’une telle information.

L’usine de Florange n’a pas été nationalisée (encore) par les commissaires politiques au redressement productif de notre pays.

 

Recul pour les uns, « sagesse » pour les autres et respect de la propriété privée, ou encore escroquerie.

On entend à peu près tous les sons de cloche au sujet de l’affaire Mittal. 

 

Alors qu’en penser.

Pour une fois, moi qui ai un avis sur tout, je n’en ai pas vraiment. 

 

Évidemment, depuis le rachat par Mittal d’Arcelor, nous perdons des usines, des emplois, du savoir-faire et de l’indépendance.

Pour tout vous dire, et que nos amis métallos ne le prennent pas mal, je n’en ai pas grand-chose à faire de l’usine de Florange.

 

Non, en fait, ce n’est pas tout à fait exact. 

Disons que ce que je souhaiterais savoir c’est est-ce que maintenir une activité autour de l’acier est stratégique pour notre pays ? 

 

Voilà à mon sens la seule bonne question que l’on devrait se poser dans toute cette affaire.

À partir de là, en fonction de la réponse, la solution découlera logiquement.

 

Pourquoi ce commentaire ?

Parce que je viens d’achever la lecture du dernier numéro de L’Expansion (celui du mois de novembre) qui consacre un dossier spécial à « l’indépendance de la France ». 

 

Et là je suis sidéré par ce que j’y ai vu et appris, quand bien même il y aurait quelques approximations ou exagérations. 

Nous ne produisons plus l’essentiel de nos médicaments qui viennent de Chine mais restent payés par la sécurité sociale à des prix… tout français, les laboratoires pharmaceutiques ayant délocalisé s’embourbant la différence de marge.

 

D’ailleurs, les laboratoires n’ont pas vraiment délocalisé.

Non, ils sous-traitent à des sociétés chinoises.

 

Certaines respectent les normes.

D’autres pas du tout.

 

Alors de temps en temps, il faut retirer quelques lots du marché car ils sont défectueux.

Mais ce n’est pas grave, c’est juste de la santé des gens dont on parle. 

 

Peut-être qu’avoir des usines chez nous, sur notre sol fabricant nos médicaments est stratégique pour notre pays.

Alors on peut parler de redressement productif.

 

Vous pouvez, grâce à L’Expansion, multiplier les exemples presque à l’infini. 

Un autre exemple très « rigolo » pour illustrer l’état de décrépitude avancé de notre pays, c’est la gronde qui a touché nos militaires en opérations extérieures.

 

Ils ont osé se plaindre d’incidents de tirs à répétitions.

En clair, quand ils appuient sur la gâchette sous le feu ennemi… les balles ne marchent pas. 

 

Il faut dire que nos armées ont eu la bonne et excellente idée de délocaliser la fabrication de nos munitions notamment au Qatar, qui est l’un de nos grands alliés… mais dont les munitions ne sont pas de très bonne qualité semble-t-il. 

Peut-être que là aussi nous pourrions parler de redressement productif pour notre pays.

 

Le général de Gaulle qui parlait de ceux qui parlaient de l’Europe en sautant comme des cabris aurait pu faire la même chose en parlant de ceux qui parlent du redressement productif. 

 

Je trouve l’idée du « redressement productif » excellente.

Mais en elle-même elle n’a aucun intérêt. 

 

D’où l’indispensable vision qui doit accompagner une idée de ce type, qui pourrait justement être celle de l’indépendance de notre pays et la reprise en main de secteurs stratégiques pour le bien commun.

 

Oui, nous devons produire nos munitions. 

Oui, nous devons produire nos médicaments. 

 

Oui, nous devons produire notre armement et sans doute avec en plus une vision européenne, mais pour le moment ce n’est pas gagné. 

Oui, nous devons être énergétiquement indépendants. 

 

Oui, nous devons être capables d’alimenter nos têtes de bétails sans devoir importer 80 % des quantités du Brésil sous forme de soja OGM… 

Oui, nous devons redonner à notre pays un élan économique. 

 

Oui, l’État a son rôle de chef d’orchestre à jouer en impulsant une grande politique industrielle. 

Oui, une entreprise peut voir la majorité de son capital détenue par l’État français, sans pour autant que les salariés deviennent des fonctionnaires, et encore moins qu’ils aient la sécurité de l’emploi.

 

Alors oui, nous devons parler de l’idée de redressement productif et d’indépendance de notre pays, comme savent le faire aussi bien nos amis chinois qu’américains. 

 

Peut-être alors, si nous avons une vision précise de ce qu’il doit être, nous pourrons concrétiser ensemble un véritable redressement qui, au-delà d’être productif, sera celui de la France.

 

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