Santé – Le « Chick » étudié dans le premier centre de lutte contre les épidémies mondiales

  Chick, grippe H1N1, SRAS, etc. chacune et chacun de nous a encore en tête ces noms de maladies qui ont tué.

Et qui continuent à tuer. Ici ou ailleurs.

 

Personne, aucun individu, aucun État n’est à l’abri d’une de ces maladies.

Celles que l’on connaît et celle dont on ignore encore l’existence et qui sont pourtant là.

 

Ou celles que l’on croyait disparues.

Bref, le danger est réel.

 

D’où l’importance de la recherche.

L’ouverture d’un centre international de lutte contre les épidémies, à Paris, est à ce titre extrêmement intéressant.

 

De la Chine aux Etas-Unis en passant l’Île de Madère 

 

En Chine, en octobre, 293.278 cas de maladies de catégorie B (un panel de 25 maladies, dont le sida, la tuberculose et la dysenterie) ont été signalés.

L’hépatite, la tuberculose, la syphilis, et la gonorrhée ont fait le plus de morts, représentant 96% des décès dus aux maladies de cette catégorie.

 

Une nouvelle épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola s’est déclarée en Ouganda où elle a déjà tué deux personnes au nord de Kampala, un mois après la fin officielle d’une précédente flambée qui avait fait 17 morts.

 

La Grèce, qui est déjà sous le coup d’une situation économique catastrophique avec un taux de chômage de 25% au niveau national, doit faire face à une nouvelle menace : les maladies infectieuses transportées par les moustiques.

 

À New York, l’ouragan Sandy pourrait déplacer les rats, répandant des maladies infectieuses : leptospirose, hantavirus, typhus, salmonelle, voire même la peste.

 

L’Île de Madère connaît depuis une dizaine de jours une épidémie de dengue qui pourrait toucher plus de 200 personnes. L’infection virale se banalise en Europe.

 

En Espagne, les ratons laveurs américains commencent à pulluler, menaçant les écosystèmes locaux ; en outre, ils sont vecteurs de maladies dangereuses, infectieuses et parasitaires comme la rage et la maladie « larva migrans », causée par le parasite Baylisascaris procyonis.

 

Une pandémie mondiale tous les 5 ans ! 

 

Il y a quelques années, le virus du Sras s’est retrouvé, en quelques jours, sur les cinq continents.

Il a touché plus de 8.000 personnes dans une vingtaine de pays.

 

L’énumération est terrible, mais elle est loin d’être exhaustive.

En effet, selon l’OMS, on découvre chaque année une nouvelle maladie infectieuse, quelque part dans le monde.

 

Et tous les cinq ans, l’humanité subit une crise majeure due à l’émergence ou à la réémergence d’un virus.

 

On comprend donc toute la communication qui a été faite autour de l’inauguration (mercredi 14 novembre) du nouveau centre de recherche, consacré aux maladies infectieuses. 

 

Ce nouveau centre de recherche dépend de l’Institut Pasteur.

Il est présenté comme le plus grand centre mondial de lutte contre toutes les nouvelles maladies: grippe, SRAS, dengue, chikungunya, grippe H1N1.

 

Bref, des épidémies, qui ont notamment en commun de concerner à la fois l’animal et l’homme.

 

Et l’on reparle du chik ! 

 

« Le Monde » précise :

« Quatre cents chercheurs vont travailler sur les infections provoquées par de nouveaux virus ou de nouvelles bactéries, ou encore par celles qui réémergent comme le chikungunya ».

 

Et puisque l’on parle du virus du chikungunya, certains media français expliquent qu’il a fait son apparition en Europe en 2007, « les premiers cas autochtones – contractés sur notre territoire et non importés à la suite d’un voyage – ont été signalés en France en 2010 ».

 

Comme si « le chik » n’avait jamais touché La Réunion ou que La Réunion n’existait pas !

 

Et l’on est aussi très content d’apprendre, toujours dans « Le Monde » que :

« Dès les premiers cas de chikungunya signalés à La Réunion en 2005, l’Institut a monté un projet de recherche qui a permis de comprendre l’ampleur inattendue de cette épidémie.

Cette approche épidémiologique a eu plusieurs prolongements : mise au point d’un modèle animal de l’infection, compréhension du mécanisme provoquant les douleurs musculaires chez les personnes touchées, caractérisation de la structure en 3D du virus, études sur le moustique lui servant de vecteur…

Le virus a en effet subi des mutations et s’est adapté à un nouveau vecteur, présent à La Réunion, le « moustique-tigre », Aedes albopictus ».

 

Dans un autre media, on peut lire :

« La menace d’une épidémie de chikungnuya dans nos régions est donc bien réelle.

Mobilisés dès 2005 face à cette maladie, les chercheurs de l’Institut Pasteur ont contribué à mettre très vite au point des tests de diagnostic, à mieux connaître le virus, sa propagation, puis à mettre au point un modèle animal et à élaborer un candidat-vaccin.

Aujourd’hui, une dizaine d’équipes se consacrent toujours à l’étude de cette maladie ».

 

En lisant entre les lignes cela donne : tant que c’était outre-mer ou dans les pays tropicaux, pas de souci à se faire, mais si c’est sur le bon vieux territoire français, le danger est réel !

 

Un centre de recherche d’un réel intérêt 

 

Quoi qu’il en soit, cela n’enlève rien à l’intérêt de ce centre.

 

Car il s’agit du premier pôle international dans ce domaine, dont « la vocation est de permettre une recherche globale, favorisant les échanges entre des équipes pluridisciplinaires et les réactions rapides à chaque fois qu’une nouvelle menace se profile à l’horizon ».

 

Car si l’on connaît certains virus, d’autres sont encore inconnus ou juste émergents.

 

On n’en a guère entendu parler en Europe, mais la principale agence gouvernementale américaine en matière de protection de la santé publique a vu un nouveau virus grippal A(H3N2v).

 

Celui-ci s’est nettement propagé durant l’été dans certains Etats, comme l’Indiana et l’Ohio.

Au 19 octobre, le nombre de cas d’infection confirmés s’élevait à 306, répartis dans dix Etats.

 

C’est aussi pour éviter toute catastrophe de très grande ampleur.

 

On se souvient du virus Marburg (1967) qui était l’agent causal de la fièvre hémorragique de Marburg, une maladie dont le taux de létalité (mortalité) peut atteindre 88%.

 

Relation environnement / maladie 

 

Tous les chercheurs s’accordent sur un fait : les maladies apparaissent ou réapparaissent à la suite des modifications de l’environnement.

 

Et, précisent certains, « Elles peuvent se déclarer lorsqu’un microbe – bactérie, virus, parasite ou champignon – passe de l’animal à l’homme en franchissant la barrière des espèces ».

 

En outre, les microbes se déplacent de plus en plus vite, de plus en plus loin, et touchent de plus en plus de monde en raison de la forte densité des hommes sur la planète.

 

Mais aussi de l’accélération des échanges internationaux, des facteurs climatiques et des conditions écologiques qui favorisent les contacts entre animaux et humains.

 

Une affaire collective 

 

Les chercheurs précisent encore ceci : « Rien ne nous met à l’abri de l’apparition d’un agent infectieux encore totalement inconnu. Et pour le combattre, il faudra le prendre de vitesse… » 

 

Bien sûr, 400 scientifiques vont être mobilisés pour créer des outils de diagnostic, connaître les mécanismes de la maladie.

 

Ils vont également avoir les moyens technologiques pour la recherche fondamentale ou pour l’essai de médicaments.


Ils vont aussi faire de la prévention.

Mais c’est aussi l’affaire de tous.

 

Ce n’est pas parce qu’il va y avoir des médicaments que l’on doit relâcher sa vigilance.

Valable pour chacune et chacun d’entre nous.

Pour les responsables politiques aussi.

 

Quelles ont été les actions entreprises dernièrement pour prévenir une autre épidémie de chik ou amené par tout autre insecte ?

 

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