Triste anniversaire : « la crise » souffle sa cinquième bougie

 

   La crise a 5 ans. Un certain 9 août 2007, le monde est entré dans une nouvelle phase.

Les grandes banques centrales entrent en scène pour éviter une paralysie totale du marché interbancaire international.

 

La raison : la suspicion sur la solidité des banques engluées dans la crise des « subprimes » américains.

Et aujourd’hui ?

 

La presse nationale française, ces jours-ci, rappelle l’historique de cet événement économique : la banque BNP Paribas  avait « la première, laissé éclater une réalité dont de nombreux professionnels étaient déjà prévenus, sans pour autant en mesure toutes les conséquences ».

 

Et aujourd’hui, où en est-on ?

 

En Chine 

 

L’inflation des prix à la consommation en Chine est tombée en juillet à son plus bas niveau depuis 30 mois.

Cela donne à la Banque centrale chinoise les marges de manœuvre nécessaires pour assouplir sa politique monétaire et orienter l’économie vers l’objectif officiel de croissance de 7,5 % pour 2012 fixé par le gouvernement.

 

En Europe

 

1°- Madrid et Bruxelles envisagent de déclencher une première tranche de l’aide européenne de 100 milliards d’euros maximum prévue pour les banques espagnoles.

Alors que les marchés estiment toujours que l’Espagne devra se résoudre à demander un sauvetage de plus grande ampleur.

 

2°- Les commandes de l’industrie allemande ont chuté de 1,7% en juin sur un mois en données corrigées, a annoncé mardi le ministère de l’Economie.

Une baisse supérieure aux attentes qui s’ajoute à la publication récente de plusieurs autres mauvais résultats économiques dans le pays.

 

3°- Malgré tout, l’agence de notation Fitch a maintenu la notation de la dette à long terme de l’Allemagne, assortie d’une perspective stable.

 

4°- Une sortie de la Grèce de la zone euro serait gérable mais n’est pas souhaitable, a déclaré le président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker, lors d’un entretien accordé à la chaîne de télévision allemande WDR.

 

5°- La monnaie européenne a perdu près de 15% depuis un an.

Une chute qui ne fait pas encore sentir ses effets sur les exportations françaises.

 

En France

 

1°- La France entrerait en récession cet automne, selon la Banque de France.

Le PIB se contracterait de 0,1 % au deuxième et au troisième trimestre.

Les mauvais indicateurs se multiplient.

 

2°- L’Insee mise néanmoins sur une reprise de l’activité au second semestre.

La préparation du budget 2013 se complique pour le gouvernement.

 

3°- La facture énergétique de la France continue de s’alourdir.

Elle s’est élevée à 34,9 milliards d’euros au premier semestre, un total en hausse par rapport à une année 2011 déjà record.

 

4°- Pressé de tenir la promesse de campagne de François Hollande – bloquer les prix de l’essence si ils battent des records -, le gouvernement annonce une mission d’analyse sur la formation et la transparence des prix de la filière pétrolière.

 

5°- À l’instar du premier ministre britannique David Cameron, l’ancien gouverneur du Mississippi s’est dit prêt à dérouler le « tapis rouge » aux gros contribuables français voulant éviter les augmentations d’impôts promise par Hollande.

Dans un article, il invite « les millionnaires français surtaxés » à rejoindre le Mississipi.

 

6°- Total, GDF Suez, Sanofi, LVMH… Les géants de la Bourse tirent leur épingle du jeu par une fuite en avant financière hors d’Europe.

Une stratégie qui détruit l’emploi en France.

Ils délocalisent les profits aussi : les grands groupes jouent de l’optimisation ou même de l’évasion fiscale.

Encore du boulot pour la mission « évasion fiscale » du Sénat !

 

À La Réunion

 

1°- La rentrée scolaire ne se fera pas le 16 août, faute d’un nombre suffisant de contrats dits aidés.

 

2°- Le nombre de privés d’emplois augmente tous les mois.

La Réunion est de très loin la région la plus sinistrée en matière de chômage.

 

3°- Les ménages réunionnais attendent des années pour avoir un toit.

Même si des logements sociaux sortent de terre, leur nombre n’est pas suffisant !

 

4°- La fracture sociale s’agrandit.

52% de la population sous le seuil de pauvreté, alors que le nombre de foyers payant l’ISF est constant voire en augmentation.

 

5°- La Réunion s’enfonce dans une situation d’inégalité : c’est aussi la question des compléments de rémunérations dans la fonction publique.

 

6°- Près de 80% des Réunionnais n’ont pas les moyens de partir en vacances ; les communes ont des difficultés également à assurer financièrement des centres de loisirs.

 

Comme je le disais hier, La Réunion n’est pas encore sortie d’affaires.

La France non plus d’ailleurs.

Pas plus que l’Europe.

Seuls les pays émergents ont « une chance » ; on va  vers un nouvel équilibre économique mondial.

 

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