Politique de coopération agricole : priorité de la mandature au département

 

  

Ci-dessous l’intervention que je devais prononcer en tant que vice-président du Conseil Général délégué à l’agriculture, à la table ronde Qualitropic, le  vendredi 25 novembre 2011, à l’Hotel le Récif, sur le thème suivant « Optimiser les partenariats des territoires marins ».

Je devais y présenter la coopération agricole internationale du Conseil Général de La Réunion.

 

Retenu par d’autres obligations, je me suis fait excuser, en laissant aux organisateurs ma contribution.

Ma contribution sera intégrée dans les actes du colloque.

 

Les enjeux 

 

La question centrale posée est celle-ci :

Comment NOURRIR ET ASSURER LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE de nos populations en ayant en tête la RÉVOLUTION DÉMOGRAPHIQUE en cours au niveau mondial et dans notre zone Afrique-Océan Indien ?

  

L’un des grands changements démographiques à venir est le formidable accroissement de la POPULATION de l’Afrique : celle-ci pourrait plus que QUADRUPLER EN UN SIÈCLE, passant de 800 millions d’habitants en 2000 à 3,6 milliards en 2100 d’après les projections moyennes des Nations unies. 

Dans notre zone, MADAGASCAR qui compte 15 millions d’habitants verra sa population passée à 50 MILLIONS EN 2050.

 

La préparation de notre région au défi alimentaire d’aujourd’hui et de demain est une priorité pour que le développement de l’océan Indien soit DURABLE.

 

Contexte international et régional

 

Après la grave crise alimentaire de 2008, la famine dans la Corne de l’Afrique , la sécurité alimentaire est au cœur des préoccupations internationales actuelles, en raison à la fois de la flambée des prix des produits agricoles et de la propagation de certaines maladies. On l’a vu dernierement au G20.

 

La place de La Réunion dans ce débat  :

 

La Réunion, considérée comme un Laboratoire de recherche, d’innovation et d’excellence en matière de production agricole et alimentaire peut assurer un ROLE DE PREMIER PLAN.

Ainsi : AUTONOME À PRES DE 76% SUR LE PLAN DE LA PRODUCTION AGRICOLE (production de 371 millions d’euros et importation à 92 millions d’euros

  

L’Intervention de La Réunion et du Conseil Général s’inscrit parfaitement dans les objectifs poursuivis par la COI contenus dans le programme de sécurité alimentaire :

 

– l’accréditation et la certification des laboratoires officiels chargé du contrôle sanitaire ;

– la normalisation des produits à deux niveaux : pour les importations afin de proteger les consommateurs de la zone OI, et pour les exportations afin de respecter les normes internationales en vigueur ;

-la promotion de la qualité dans les entreprises agricoles et les industries agro-alimentaires.

  

Mise en oeuvre d’une politique de coopération agricole : priorité de la mandature

 

Sous l’impulsion de la Présidente et du Vice-président Délégué à la Coopération, Roland Robert, et en prenant exemple sur les réussites du projet PARDAC de la Région Réunion initié par l’ancienne mandature, notamment avec les Comores, le Conseil Général a décidé de :

 

– DÉVELOPPER UN PLAN D’ACTION  EN MATIÈRE AGRICOLE, GROS BLOC DE COMPÉTENCE DU CONSEIL GÉNÉRAL ;


– POUR RÉUSSIR CE PLAN D’ACTIONS, LE CONSEIL GÉNÉRAL DEVRA TRAVAILLER EN ÉTROITE COLLABORATION AVEC LA CHAMBRE D’AGRICULTURE ET AVEC LES ACTEURS DES  FILIÈRES AGRICOLES. 

 

Pour ce faire, il y a eu une réunion de travail fin octobre avec l’Ambassadeur de France aux Comores.

 

– Dans le cadre du P.O.C.T. mesure 2.02 « développement intégré des économies rurales », TROIS PROJETS FEDER SONT EN COURS D’INSTRUCTION PAR LA MISSION COOPERATION INTERNATIONALE DU CG :

 

1°- « GESTION DES EFFLUENTS PORCINS AUX SEYCHELLES »,

 

2°- « MISSION DE PROSPECTION EN TANZANIE »

 

3°- « APPUI A L’AGRICULTURE AUX COMORES »

 

LES ACTIONS A MENER FERONT L’OBJET D’UN APPEL A PROJETS.

 

Ils permettront notamment:

 

– DE RÉDUIRE NOTRE DÉPENDANCE ENVERS LES SOUTIENS EUROPÉENS ;


– D’OUVRIR DE NOUVEAUX MARCHÉS ;


– DE CONSOLIDER LE CADRE DES ÉCHANGES ET COMPLÉMENTARITÉS INTRA -RÉGIONALES (ex : protection des végétaux, certification, qualité et traçabilité des produits).

 

UN AUTRE PROGRAMME D’ENVERGURE EST EN CHANTIER : SOUTIEN AU P.R.P.V. (PROGRAMME REGIONAL DE PROTECTION DES VEGETAUX). Ce programme est cofinancé par la Région et l’Etat et les pays de la COI. Il s’agit en 2012 de solder la subvention accordée en 2011.

 

Perspectives 

 

– Avec l’appui de l’Europe par le biais du FEDER, La Réunion a la capacité d’être UNE « MAIN TENDUE »  EN MATIERE D’EXPERTISE ET D’ACCOMPAGNEMENT pour les pays du Sud-Ouest de l’océan Indien.

 

– Il y a également une forte volonté politique  de nouer des partenariats avec le géant économique et financier sud africain, MEMBRE DU G20 ET PREMIER PRODUCTEUR AGRICOLE DE LA ZONE PAR LE BIAIS DE LA SADC : cela représente un fort potentiel de développement et un relais de croissance significatif pour des opérateurs réunionnais à la pointe en matière de recherche et d’innovation.

 

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3 Commentaires sur

Politique de coopération agricole : priorité de la mandature au département

  • DominiqueNo Gravatar |

    Sauf erreur de ma part, la Région (ancienne mandature) avait organisé un colloque dont l’un des thèmes était la sécurité alimentaire; chaque pays avait décliné d’une part, ses besoins, d’autre part, son potentiel, s’en était suivi une sorte de feuille de route, dans laquelle chaque pays, en fonction de ses capacités, pouvait apporter sa pierre au projet.
    mais, ce projet – comme bien d’autres – a été enterré par Didier Robert.

  • ChloéNo Gravatar |

    pourquoi Madagascar ne pourrait elle pas faire pousser du riz et alimenter ainsi les îles de l’océan indien?

  • Jean-JacquesNo Gravatar |

    L’ouverture de nouveaux marchés? pourquoi pas. mais que peut-on exporter, depuis La Réunion, comme fruits ou légumes, qui ne sont pas présents dans les îles OI?
    quant à l’exportation vers la France, j’ai lu quelque part qu’il y aurait une baisse des aides européennes au fret. ce qui fait que notre victoria (je parle de l’ananas bien sûr), pourrait être difficile à exporter (quand à l’autre, c’est tout bonnement impossible ;;;; lol)

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