Crise européenne : l’Île Maurice menacée

 

   On pouvait ne pas y croire, seulement voilà, les analyses sont là : un cabinet spécialisé dans la gestion du risque vient d’inscrire l’Île Maurice dans la liste qui peuvent être mis en très sérieuses difficultés par la crise européenne.

 

Le pays subirait des répercussions économiques graves si la situation de la crise européenne venait à se détériorer davantage.

 

Maurice occupe la 7e place sur la liste de ces 17 pays « les plus à risques à cause d’une détérioration de la crise européenne ».

 

Selon le cabinet Maplecroft, les nations africaines

 

« affichent un risque extrême en raison de leur commerce hautement dépendant de la zone euro et d’une faible résistance contre le ralentissement économique mondial.

En conséquence, les entreprises opérant dans ces régions peuvent souffrir d’une baisse de la demande pour leurs produits d’exportation ».

 

Maplecroft conclut que les difficultés économiques de la zone euro ont mis en évidence les inconvénients de haut niveau d’intégration pour les pays membres, mais aussi pour les économies qui sont intégrés à un ou plusieurs pays de la zone euro.

 

L’économie de Maurice dépend en grande partie de celle la zone euro : « Le pays ne dispose pas assez de capacités pour faire face ou s’adapter au ralentissement de l’économie mondiale ».

 

Et Maplecroft précise : « Les retombées de la crise dans la zone euro sont déjà perceptibles dans le pays ».

 

Les chiffres publiés au mois de juin par Statistics Mauritius confirment « la stagnation dans les arrivées de touristes sur l’île de l’océan Indien, avec un taux de croissance de 0,6% ».

 

Cela se comprend : L’Europe, principale source du marché mauricien est en régression avec des arrivées de 33.382, soit une de baisse de 4,9% par rapport à 2011.

 

Les arrivées des touristes en provenance de l’occident ont diminué de 16% à en croire l’agence mauricienne des statistiques.

 

Selon les experts locaux, l’Île Maurice peut dès à présent commencer à prendre des précautions pour contenir le risque à venir.

Elle peut par exemple varier la structure des échanges  ou se concentrer sur les marchés intérieurs.

 

Par ailleurs, « le déficit du commerce extérieur de Maurice a continué de se creuser au mois de mai 2012 », indique le dernier relevé du bureau des statistiques.

 

Avec un Produit Intérieur Brut (PIB) de 10 milliards de dollars US, l’Île Maurice qui se base sur le secteur du tourisme, tente déjà de se diversifier sur de services financiers d’offshores et d’outsourcing.

 

Maplecroft note toutefois que Maurice tente d’endiguer les effets de la crise.

 

La banque centrale mauricienne a ouvert une ligne de refinancement de 600 millions d’euros qui devrait être offerte aux banques à un taux de 1,5% et devrait soutenir la compétitivité des exportateurs.

 

Les banques pourraient ainsi octroyer aux exportateurs exposés à la crise européenne des prêts d’une durée de 5 ans à un taux de 2,5%.

 

Deux autres pays africains, la Mauritanie (5e) et le Mozambique (6e) sont aussi jugés à « risque extrême » dans le classement où la Grande-Bretagne occupe la première place.

 

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