Santé – Chlordécone aux Antilles, Dépoprovera à La Réunion : les DOM laboratoires grandeur nature ?

 

   Les Antilles connaissent un scandale dit du « chlordécone », ce produit présent dans des insecticides largement utilisés dans les bananeraies en Guadeloupe et en Martinique.

Son caractère dangereux est reconnu.

  

Il accroîtrait notamment le risque de cancers de la prostate.

80 000 personnes habitent dans les zones contaminées et 13 000 absorbent chaque jour une quantité de produit dépassant la valeur  de référence. Il vient d’être interdit.

  

Des études sur son usage aux Antilles viennent d’être publiées.

 

Le  Monde écrit :

 

«les rapports remettent les faits dans le bon ordre. À la fin des années 1960, par deux fois, la commission des toxiques dépendant du ministère de l’agriculture refuse d’autoriser l’insecticide Kepone produit depuis 1958 aux États-Unis, en raison de sa trop forte toxicité. Mais cette même commission créera un régime d’exception pour les Antilles et accordera, en 1972, une autorisation provisoire de vente d’un an pour la molécule chlordécone.»

 

Ce provisoire deviendra du définitif jusqu’à récemment.

Au milieu des années 60, un laboratoire américain invente un contraceptif : le « déproprovera »».

  

Des expériences sur des animaux montrent des effets secondaires dangereux. Son usage sera interdit aux Etats-Unis et en Europe.

Mais, malgré de vives protestations, il sera massivement utilisé à Réunion. Devant une progression démographique trop forte, on était prêt à tout.

 

Les autorités ont expérimenté ce produit dangereux sur des réunionnaises. Aujourd’hui, après amélioration, il  est toléré. Mais, des spécialistes continuent à le contester.

Quelques années plus tard, malgré un régime d’interdiction, le chlordécone a été introduit aux Antilles.

 

Les DOM auraient-ils vocation à servir de laboratoires grandeur nature ?

 

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7 Commentaires sur

Santé – Chlordécone aux Antilles, Dépoprovera à La Réunion : les DOM laboratoires grandeur nature ?

  • provocNo Gravatar |

    C’est dire le peu de cas que fait la France de l’outre-mer.
    dans un autre ordre d’idée, combien de temps a t il fallu à l’Etat pour prendre en compte notre épidémie de Chik? et aujourd’hui, celle de dengue aux Antilles?
    mais lorsqu’il y a eu une préalerte en Camargue pour le chik, ça tout de suite été le branle-bas de combat

  • Jean-JacquesNo Gravatar |

    Et si c’était tout aussi sordide? pour une vulgaire question d’intérêts de Békés à préserver. J’ai lu le résumé d’un livre « Pesticides, révélations sur un scandale français », il évoque clairement la situation : c’est sous la pression des Békés, que le ministère de l’agriculture avait lâché du lest.

  • FrédoNo Gravatar |

    Si j’ai bien compris, c’est le Ministère de l’Agriculture qui donne son avis sur un produit à usage agricole, certes, mais sans qu’il soit certifiés par le corps médical ?
    Quelle cohérence entre les différents ministères? il n’y a pas d’information qui circule ?

  • Jade S.No Gravatar |

    pourquoi a-t-il fallu attendre autant d’années pour qu’enfin cesse l’utilisation de ce produit ?
    La vie humaine n’a donc aucun prix, pour ce gouvernement ? je ne pensais pas qu’il soit sinon raciste du moins irresponsable. Mais avec ce qu’ils ont fait avec les ROMS, maintenant je sais ce qu’ils peuvent faire avec les DOM.

  • moustikNo Gravatar |

    Dengue aux antilles. Et voyage (aux frais de l’Etat) de Penchard et Bachelot. pour faire quoi? dire que s’il manque des insecticides, la France va les envoyer… ces dames vont faire le tour des placards…
    Autre information plus importante: Sanofi s’est lancé dans la recherche et veut sortir un vaccin. Très bien. Il sera commercialisé en 2013.. on peut éventuellement peut être comprendre ce laps de temps… mais ce que l’on ne peut difficielement comprendre, c’est que le vaccin est déjà utilisé… au Mexique… sur des enfants… scandaleux… et aux Antilles, est-on sûr qu’une fois de plus on ne va pas expérimenter quelque chose de dangereux?

  • VINo Gravatar |

    Quid de l’utilisation du chlordécone à la Réunion ? S’il a été utilisé aux Antilles, il est plus que probable qu’il en était ainsi pour la Réunion.
    Evoquer ces faits sans aller dans les détails, certes, c’est un début, mais on reste bien sur sa faim de consommateur inquiet. Allez au bout de votre démarche !

  • Pierre VERGESNo Gravatar |

    Ce produit à surtout été utilisé dans les bananeraies, production principale aux Antilles. Pas à La Réunion dont je n’ai pas connaissance de ravages identiques. Si vous avez des informations…

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