Le projet socialiste 2012 – Un nouveau modèle de développement ? (20 / 30) – De l’école de la réussite

 

Avant-propos – Les responsables politiques réunionnais, je dis bien responsables, doivent envisager de marquer d’une empreinte Réunionnaise le projet présidentiel de 2012, projet alternatif à la politique du Gouvernement Sarkozy et de ses « obligés péi ».

Mais cela ne peut se concevoir que si nous justifions notre volonté d’un traitement différencié, du fait de nos singularités,  par la prise en compte d’orientations stratégiques nationales, dont les effets doivent asseoir notre appartenance à l’ensemble républicain.

 

Vous avez tous entendu parler du projet du Parti Socialiste pour 2012. Je vous propose une série d’articles concernant ce projet.

Deuxième proposition socialiste sur l’enseignement :

« Pour l’enseignement supérieur et la recherche, nous donnerons la priorité à la réussite dans les premiers cycles universitaires, nous renforcerons l’encadrement pédagogique et nous donnerons les moyens pérennes nécessaires à l’autonomie et au rayonnement des équipes, des laboratoires et des universités ».


Pour Ségolène Royal, en 2007, il était prévu ceci :

« Adopter une loi de programmation pour redonner à nos universités les moyens de l’excellence.

En 5 ans, la dépense par étudiant sera portée au même niveau que la moyenne des pays de l’OCDE ;

Renforcer l’autonomie des universités dans le cadre national. Associer les régions à la remise à niveau des universités (bâtiments, logements étudiants) ».


Dans un document de janvier 2010, le PS,  par la voix de Benoît Hamon et de Bertrand Monthubert voulait « mettre en place une allocation d’autonomie, afin de permettre à chaque étudiant, quel que soit son milieu d’origine, d’effectuer son véritable travail : celui d’étudier ».

 

On l’a déjà vu, la proposition a été reprise dans le projet 2012.

 

Les deux hommes avaient aussi demandé de « mettre en place des parcours rémunérés pour certaines filières comme l’enseignement, afin d’inciter les étudiants d’origine modeste à s’y engager ».


On n’en trouve aucune trace dans le projet socialiste 2012 qui évoque  même ceci : « Nous renforcerons les formations en alternance, un mode de formation efficace et qui permet de limiter le travail salarié concurrent du temps d’étude ».

 

Et qui ajoute cette autre proposition : « s’attaquer à la partition historique entre grandes écoles et universités et rapprocher les universités, les classes préparatoires et les  écoles ».


Pour 2012, le PS déclare : « Le cloisonnement de notre système d’enseignement supérieur est préjudiciable tant pour les grandes écoles (dont beaucoup sont insuffisamment liées à la recherche) que pour les universités (qui voient limité leur recrutement).

La  privatisation  de l’enseignement supérieur, qui voit le développement des établissements privés au détriment des universités publiques, est une réalité.

Il faut mettre un terme à cette hémorragie et limiter cette  concurrence  en mettant en place un dispositif de régulation de l’ensemble de l’enseignement supérieur ».


L’idée de Benoît Hamon et de Bertrand Monthubert était aussi la suivante : « améliorer fortement l’accueil et l’encadrement pédagogique à l’université, par le biais d’enseignements en petits groupes à l’entrée à l’université ».

 

Ce n’est plus apparent dans le projet 2012.

 

Ils proposaient enfin de « refonder les processus d’orientation et les formes de sélection dans le supérieur, qui envoient trop souvent des étudiants dans des filières qui ne correspondent pas à leur motivation profonde, et sont souvent inégalitaires, engendrant échec et souffrance ».

 

En janvier 2011, le PS expliquait que « la priorité doit être de créer de véritables emplois d’enseignants-chercheurs, afin que les universités aient les moyens d’assurer leurs enseignements dans des conditions décentes, et de fournir aux étudiants l’encadrement indispensable à leur réussite, notamment en licence ».

 

Pour 2012, la recherche est un domaine fréquemment mis en avant.

                                                                                                                   

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3 Commentaires sur

Le projet socialiste 2012 – Un nouveau modèle de développement ? (20 / 30) – De l’école de la réussite

  • Jean-JacquesNo Gravatar |

    l’autonomie des universités est donc une idée maintenue. dont acte. la question de l’orientation me paraît prépondérante. en effet, bien des jeunes se trouvent confrontés à une première année pleine de déceptions et « de souffrance ». surtout pour les ultra marins qui doivent aussi apprendre à vivre autrement (après avoir galéré pour avoir un logement par exemple).
    cette orientation avant l’entrée en fac est donc indispensable, mais comment la mettre en place? en terminale, les enfants sont la tête dans le guidon pour le bac. leur faire supporter des heures supplémentaires pour l’orientaiton ne me paraît pas une bonne idée.
    il y a une idée, une vieille idée, qui pourrait permettre de rectifier la situation: la modification du calendrier scolaire. si l’année scolaire coïncidait avec l’année civile (donc en fonction du climat), les jeunes bacheliers auraient quelques mois pour prendre leurs marques en France, trouver un logement, et surout ils pourraient suivre quelques modules d’initiation dans les filières choisies, afin qu’ils puissent réellement voir si ce qu’on leur proposera à l’université correspond à leurs attentes.

  • Brunon97490No Gravatar |

    ayant parcouru le projet socialise, j’ai pu remarquer que la recherche était effectivement souvent mentionnée. il semble aussi émerger de ce projet que certains secteurs allaient être privilégiés, notamment ceux liés au TIC ou au développement durable;la position est intéressante mais il me semble important de bien articuler la relation « recherche » et « entreprise » c’est à dire que ce soit un tout, cohérent, mais que l’entreprise ne doit pas pour autant dicter et imposer ses choix

  • ChloéNo Gravatar |

    comment inciter aussi les femmes à suivre des filières scientifiques?
    il y a eu des expériences ou des lycées en ZEP avaient des places réservées dans les grandes écoles? est-ce que cela a été efficace?
    il faut aussi que dans le projet pour l’outre-mer, les socialistes prévoient des réservations de chambres dans les CROUS pour nos enfants

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