Le projet socialiste 2012 – Un nouveau modèle de développement ? (7 / 30) – De la réduction de la dette

 

Avant-propos – Les responsables politiques réunionnais, je dis bien responsables, doivent envisager de marquer d’une empreinte Réunionnaise le projet présidentiel de 2012, projet alternatif à la politique du Gouvernement Sarkozy et de ses « obligés péi ».

Mais cela ne peut se concevoir que si nous justifions notre volonté d’un traitement différencié, du fait de nos singularités,  par la prise en compte d’orientations stratégiques nationales, dont les effets doivent asseoir notre appartenance à l’ensemble républicain.

 

Vous avez tous entendu parler du projet du Parti Socialiste pour 2012. Je vous propose une série d’articles concernant ce projet.

Comment réduire la dette et le déficit ? La question est cruciale.

 

La 7e proposition du projet socialiste porte sur la dette : « Pour réduire l’endettement de la France, nous affecterons à la réduction de la dette la moitié des marges financières que nous dégagerons ».


Un point que n’avait pas abordé Ségolène Royal, puisque l’endettement de la France n’avait pas encore atteint de taux, Nicolas Sarkozy s’étant chargé de faire déraper les dépenses (surtout les superflues), en limitant les recettes (instauration du bouclier fiscal).


Quelques petits rappels :

 

– La dette publique devrait atteindre en moyenne 95,5% de son produit intérieur brut en 2014 ;

 

– Elle est d’environ 73% aujourd’hui ;

 

– Elle était de 63,8% avant la crise ;

 

– La dette publique a augmenté de 86,5 milliards d’euros au premier trimestre 2009par rapport au trimestre précédent pour atteindre 1.413,6 milliards, soit approximativement 72,9% du PIB ; 

 

– Entre 2006 et 2010, l’endettement public est passé de 1.100 à 1.500 milliards d’euros.


La question de la dette sera prépondérante pour toute politique à mener.

Le PSC (pacte de stabilité et de croissance) a été adopté au Conseil européen d’Amsterdam en juin 1997.

 

Il comporte deux types de dispositions :

 

– La surveillance multilatérale ;

– La procédure des déficits excessifs,disposition dissuasive, enclenchée dès qu’un État dépasse le critère de déficit public fixé à3% du PIB.


Quel que soit le ou la Président(e) de la République, il/elle sera placé(e) devant l’obligation de faire baisser le déficit sous le seuil des 3%.  Autant dire que cela représente une énorme contrainte.

 

Le PS souhaite entre  2012 et 2017, «ramener les comptes de la sécurité sociale à l’équilibre,  ramener les déficits sous la barre des 3% et de faire baisser l’endettement d’au moins 5 points ».


Cet objectif a été fixé en prenant pour base un prévisionnel de croissance de 2,5% du PIB.

 

Possible, mais rappelons que ce taux est d’actuellement de 1,5% sans grande évolution ces dernières années.


Il y a donc une porte de sortie, extrêmement étroite. Et le chemin pour y parvenir est semé d’embûches, tout en dépendant justement des stratégies fiscales mises en place.

 

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3 Commentaires sur

Le projet socialiste 2012 – Un nouveau modèle de développement ? (7 / 30) – De la réduction de la dette

  • EricNo Gravatar |

    proposition tout à fait incomplète. plus du voeu pieu qu’autre chose. cela ne donne pas pour autant la stratégie.
    en fait, ce n’est pas que le problème de la France, cette histoire de dette. cela concerne toute l’Europe et les rapports de chaque Etat avec l’Europe. une attitude commune n’est guère envisageable. on ne voit pas comment l’Allemagne pourrait partager une position commune avec l’Irlande, le Portugal ou la Grèce

  • SophieNo Gravatar |

    Je ne connais pas grand-chose dans les finances, mais ne faudrait-il pas revoir les relations des Etats avec les banques, qui sont toujours gagnantes quoi qu’elles fassent (ou ne fassent pas) ? A chaque fois qu’il faut diminuer la dette, on vise la Sécurité Sociale ! C’est vrai qu’elle sert à boucher tous les trous !

  • HortensiusNo Gravatar |

    Quand on parle de « déficit », on veut nous faire penser, comme par réflexe de Pavlov, « dépenses publiques ». Et donc amputations pratiquées sur les services publics, qui sont rappelons-le, « le patrimoine des pauvres ».Mais quand on entend « déficit », ne faut-il pas aussi penser « recettes »? Il y a DEUX colonnes dans un bilan. La restauration des recettes améliore le bilan, elle réduit le déficit. Et où, dans quels gisements, aller chercher ces recettes ? La réponse est claire, mais elle est soigneusement cachée par les gouvernants libéraux: il faut ponctionner, pour le bien commun de l’immense majorité de la population, les revenus indécents qui sont extorqués par la spéculation au monde du travail.

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