Sarkozy l’a dit, Sarkozy ne l’a pas fait (11ème épisode) – Dettes et déficits publics : records toutes catégories !

 

   Quel bilan peut-on retirer du mandat Sarkozy ?

Petit tour d’horizon des déclarations du candidat Sarkozy (certains sites sont d’ailleurs devenus muets sur ce point… et pour cause, ce sont des promesses non tenues.) au regard des actions menées, tout au long de ces cinq ans …


Dette et déficits publics : records toutes catégories !

Un simple rappel d’une promesse de Sarkozy :

« La maîtrise de nos finances publiques est un impératif moral autant que financier.

Les jeunes générations ne peuvent accepter que les générations actuelles vivent à leur crédit ».

 

À titre préventif, en 2007, Sarkozy demandait à Bruxelles de reporter d’un an le retour à l’équilibre budgétaire.

Puis il sort sa « règle d’or ».

 

Un nouveau coup d’épée dans l’eau.

Cet artifice juridique et financier n’aura servi à rien et continuera à être qu’un gadget.

 

Le déficit public est passé de 3,4 % du PIB en 2008 à environ 8% en 2009.

Quand bien même le gouvernement, mi janvier 2012, tentait de nous faire voir les choses de manière positive, en annonçant « un déficit public très probablement inférieur à la cible des 5,7% du PIB visés en 2011 ».

 

Or la France s’est engagée vis-à-vis de ses partenaires européens à ramener ses déficits publics à 4,5% du PIB en 2012, 3% en 2013, pour un retour à l’équilibre prévu en 2016.

 

Loin des promesses du candidat Sarkozy en 2007 : « Je m’engage à ramener la dette en dessous des 60% du PIB d’ici 2012.» Or, en 2011, la dette publique s’élève à 81% du PIB. On la prévoit à 84%en 2012.

 

La dette frôle les 1.700 milliards d’euros. 

Depuis 2007, elle a cru de 450 milliards d’euros. 

C’est la plus forte hausse jamais enregistrée depuis la guerre.

 

Alors, qu’y a-t-il de glorieux à annoncer, comme François Fillon l’a fait lors de la présentation de ses vœux à la presse que « le déficit de l’Etat sera de 4 milliards inférieur à la dernière prévision pour 2011 » ?

 

Encore une entourloupe ? Peut-être, car la ministre du Budget et porte-parole du gouvernement, Valérie Pécresse, a temporisé en annonçant qu’elle aurait les chiffres définitifs… en mars !

 

Mais la rigueur continue, a prévenu le premier ministre :

« Nous devons continuer de réduire nos déficits et nous préparer à toutes mesures nouvelles éventuelles, un gage de crédibilité vis-à-vis des Français comme vis-à-vis des marchés ».

Tiens donc… vis à vis des marchés : le sacro-saint mot de « marchés ».

 

Les économistes ne sont pas dupes : le responsable d’une compagnie financière explique que « les dépenses publiques restent à un niveau de pratiquement 57% du PIB en France, l’un des plus élevés de la planète et de notre histoire. (…). Tout ce qui va dans le sens d’une baisse de ces dépenses est positif mais malheureusement, vu l’ampleur des déficits, cela reste du colmatage de brèche ».

 

Rappelons quand même que le paquet fiscal de l’été 2007, prévu à 15 milliards d’euros, en coûte toute de même près de 10 milliards pour aucun résultat.

 

Et que Sarkozy a gâché quelques 23 milliards d’euros de recettes fiscales depuis 2007, pour reprendre l’idée de la Cour des Comptes.

 

« J’irai chercher les points de croissance avec les dents » avait déclaré Nicolas Sarkozy. Quelles dents ?

 

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