Xénophobie : le danger de ressusciter certains souvenirs…

 

   Il n’y avait eu, jusque-là,  aucun article sur la perception qu’ont les gouvernements roumain et bulgare de ce phénomène de reconduite massive à la frontière. Radio France Internationale a interrogé le ministre roumain des Affaires étrangères.

 

« J’exprime mon inquiétude sur les risques de dérapage populiste et de générer certaines réactions xénophobes sur fond de crise économique », a déclaré le ministre, ancien ambassadeur à Paris, Teodor Baconschi qui «espère» que la légalité a été respectée dans le cas de chacune de ces «expulsions».

 

« Nous devons garder notre lucidité et voir ce que nous pouvons faire ensemble pour qu’aussi bien en France qu’en Roumanie, ainsi qu’au niveau européen, nous trouvions des écoles, des hôpitaux mais aussi une mentalité ouverte et pas xénophobe face aux représentants de cette population rom qui vivent chez nous et dans d’autres Etats ».

 

Il poursuit : « Si nous échangeons des accusations ou que nous criminalisons à titre collectif des groupes ethniques, nous ressuscitons des souvenirs parmi ceux les moins plaisants et au lieu de trouver des solutions nous générons des tensions ».

 

Il a  plaidé pour une approche concertée franco-roumaine, sans « fièvre électoraliste artificielle », ni menace sur l’entrée de la Roumanie dans l’espace Schengen. « C’est un problème qui ne se résoudra pas en 48 heures ni avec des mesures policières ».

Interrogé sur le retour en France de Roms reconduits, Teodor Baconschi a rappelé que la Roumanie « ne peut pas arrêter quelqu’un à la frontière s’il n’a pas commis une infraction prouvée en justice par un verdict définitif ».

  

Pour information, deux secrétaires d’Etat roumains se rendront à Paris le 30 août pour discuter de l’insertion des Roms et de la « la manière de prévenir les infractions ». Teodor Baconschi a souligné que les relations franco-roumaines « fonctionnent très bien » de manière générale.

 

Article vu 2 556 fois
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (Pas encore de votes)
Loading...

5 Commentaires sur

Xénophobie : le danger de ressusciter certains souvenirs…

  • Eliane T.No Gravatar |

    J’écoutais l’autre jour Monsieur Alain Juppé, invité sur France Inter. Il disait que le problème des Roms est un problème qui doit se régler au niveau européen, et non pas seulement au niveau français. Donner 300 euros à une personne pour qu’elle retourne chez elle, alors que rien ne lui défend de revenir aussitôt ne sert à rien. Il vaudrait mieux essayer de trouver des solutions à long terme au lieu de penser qu’une aumône suffira pour supprimer le problème.

  • ArsinoéNo Gravatar |

    Pour l’instant, l’Europe, par la voix du porte-parole de la commissaire européenne chargée de la Justice et des droits fondamentaux des citoyens européens, a jugé que la France «devait respecter les règles concernant la liberté de circulation et la liberté d’établissement» des citoyens européens. Une formule diplomatique pour dire que la France est en tord. Ce que ne reconnaît pas le Quai d’Orsay pour qui ces expulsions sont « «pleinement conformes aux règles européennes» et « ne portent en rien atteinte à la liberté de circulation des citoyens de l’UE, telle que définie par les traités».
    Or si l’Europe permet bien ce cas de figure, c’est dans des situations bien cadrées. Une directive européenne dit que ces « restrictions au droit de libre circulation » peuvent se faire uniquement « pour des raisons d’ordre public, de sécurité publique et de santé publique».
    Les ROMS expulsés n’ont commis aucun délit répondant à ces trois critères.
    Si l’Europe doit intervenir, c’est en premier lieu à l’encontre de la France qui ne respecte pas la législation européenne.

  • GuillaumeNo Gravatar |

    Paris appelle Bruxelles à collaborer à l’insertion de cette population: «la France compte sur le plein soutien de la Commission en vue de renforcer les programmes de lutte contre les discriminations dont sont victimes les Roms, et de favoriser leur insertion dans leurs pays d’origine», a demandé le porte-parole du quai d’Orsay.
    Il se fout de nous, le Lelouche, car qui discrimine, pour l’instant, si ce n’est le gouvernement français ?
    Quant à favoriser leur insertion dans leur pays d’origine, bien sûr, l’Europe a un rôle à jouer. Les fonds européens devraient permettre à tous les pays européens d’avoir un même niveau de développement. Ce qui veut dire que les pays les plus riches doivent aider les plus pauvres. Or ceux-ci refusent d’augmenter leur contribution. Donc…

  • GuillaumeNo Gravatar |

    pour avoir un autre éclairage, à lire cet article paru dans le Parisien, qui interroge le ministre roumain chargé de la solidarité et des Roms

    http://www.leparisien.fr/faits-divers/franchement-je-suis-inquiet-20-08-2010-1037372.php

  • ramin gilbertNo Gravatar |

    la transhumance » les animaux vont chercher de l herbe de l eau là ou il y en l immigration juste retour des choses pays exploites pillés les habitants de ces pays viennent chercher la nourriture là ou il y en a vivement l europe mètissèe noircie jaunie romanichèe

Vous avez une opinion ? Laissez un commentaire :

Nom *
E-Mail *
Site Web