En marge de l’entretien avec Zinfos974 : la question de mon avenir politique

Solidarité  En marge de cet entretien dont le sujet majeur était le tourisme, la journaliste de Zinfos974 m’a posé une question relative à mon avenir politique. Je vous en livre ci-dessous le contenu qui vient clore cet entretien.

Maëlys Peiteado : Vous avez souhaité vous mettre en retrait du PCR. Vous vous dîtes désormais inscrit dans une démarche progressiste, notamment en tant que conseiller général au sein du groupe PCR-Alliance. Quelles sont vos ambitions politiques ? Après tant d’expérience, est-ce que vous allez vous contenter de donner un simple point de vue sans chercher à reconstruire ou fédérer autour de vous ?

Pierre Vergès : Je l’ai dit à d’autres de vos confrères dans des interviews parus sur leur site, et je l’ai repris sur mon blog : une telle tâche ne peut pas être assumée par une personne, lorsque cette tâche consiste à réunifier des forces qui se sont affrontées, qui se sont désagrégées, des personnes qui se sont éloignées, et pire encore qui se sont verbalement « f…. sur la g….. ».

C’est une approche collective qu’il faut opérer.

Et j’en appelle ces personnes à la raison, pour se retrouver, trouver les points d’entente, et discuter des points de désaccord.

Bien sûr, cela ne se fera pas sur la place publique.

Mais il faudra régulièrement rendre compte de ces travaux de discussions, de négociations, dont l’objectif est de mettre de côté ses « ego », les rancœurs sur ce qui s’est dit ou passé jusqu’alors.

Ce n’est qu’à ce prix que les personnes intéressées sauront que bien que pas « mariés » ensemble, il peut y avoir un certain nombre de règles qui peuvent nous être imposées, de savoir-vivre, de bienséance, de respect, de loyauté, puis de solidarité, et, « l’espoir fait vivre », de fraternité.

Voilà pourquoi cette démarche doit être collective, et émaner de personnalités qui se réclament du camp progressiste.

Pour autant, il ne s’agira pas de prendre comme credo la critique des autres camps ou partis politiques sur des bases partisanes, surtout parce que l’objectif principal serait le rassemblement dans l’intérêt de La Réunion.

Voilà le rôle que j’accepterais de partager avec d’autres.

Modestement, car je ne suis pas demandeur de poste ou autre.

Je n’ai pas de plan de carrière. Il n’en demeure pas moins que si je peux apporter ma contribution à cette démarche, je suis prêt à le faire.

L’examen de conscience doit être collectif, et il faut se parler.

Sinon, le camp progressiste va continuer à s’étioler, et il ne faut pas croire que le camp socialiste qui en a quelque peu profité en 2012 ne va pas être en proie à des difficultés dans l’avenir.

Rien n’est acquis, et comme je l’ai dit dans le passé, « la politique, ça va, ça vient ».

Il est donc urgent de « mettre in mouchoir su galet » comme dit le proverbe réunionnais… et non pas utiliser le galet pour l’envoyer à la figure de l’autre.

Vous comprenez donc pourquoi je ne sais pas de quoi demain sera fait.

Sinon que déjà, le présent est fait de joies familiales, et cela compte beaucoup dans la vie, et de santé, et sur ce plan pour l’instant ça va.

Maëlys Peiteado : C’est l’essentiel.

Pierre Vergès : Exactement.

Maëlys Peiteado : Je vous remercie.

Pierre Vergès : C’est moi qui vous remercie.

 

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