Et maintenant les législatives – La priorité des priorités : l’emploi (6ème partie)

 

 

Service à l’environnement : ce n’est pas du contrat gadget


En cette période de campagne, on voit fleurir un peu partout des contrats dits aidés.

Généreusement distribués par certaines collectivités, dans des endroits bien ciblés, histoire de fertiliser un terrain réputé un peu difficile.

 

Le procédé existe depuis des années, et il doit cesser.

Comme pour le service d’aide à la personne, le service public de l’environnement répondra à certaines règles : attribution de contrats en toute transparence.

 

Et là aussi, il faut bien se garder de reproduire des idées toutes faites.

Les métiers liés à l’environnement sont de plus en plus nombreux.

 

Ce ne sont pas seulement les « emplois verts » destinés à embellir ou entretenir un site.

Cela concerne également la protection de la biodiversité : peut-on raisonnablement se vanter d’être inscrit au Patrimoine mondial et  faire peu de cas avec notre richesse ? Non, bien sûr.

 

La protection de la biodiversité

 

La protection de la biodiversité est donc l’un des axes de ces métiers à l’environnement.

Après les éco gardes, les gardes marins, les agents du parc national des Hauts (là aussi, le moratoire demandé pour l’embauche en priorité des Réunionnais doit s’appliquer), on peut tout à fait imaginer d’autres « sentinelles » qui pourraient veiller à notre patrimoine.

 

Et pourquoi pas la création de sentiers écologiques ?

Ceux-ci pourraient être aménagés et suivis par ces agents de l’environnement appartenant à ce grand service public ?

 

Il y a également un secteur qui me tient particulièrement à cœur : celui des jardins familiaux, des jardins collectifs.

L’urbanisation rend très difficile le rapport avec la terre, les plantations.

 

Pourtant, ce lien existe chez bien des Réunionnais.

Un seul exemple : la fréquentation des salons consacrés aux plantes !

 

Les Réunionnais « ont la main verte »: sur les balcons, dans les cours, aux fenêtres, il y a des plantes… 

 

Le grand défi des jardins collectifs et familiaux


L’idée de créer des jardins familiaux repose donc sur un « terreau fertile » si je peux dire !

Au pied des immeubles, il y a souvent des espaces verts. Et des parkings, mais… !

 

Dans bien des communes, il existe aussi des « bouts de terrains » qui, s’ils ne sont pas pour autant en « zone agricole », ont néanmoins les caractéristiques pour être aménagés en jardins.

Encore faut-il les préparer. Cela peut être l’une des missions de ces nouveaux agents de l’environnement.

 

L’idée de jardins familiaux a également un autre intérêt, totalement économique : en période de crise, comme celle que nous connaissons actuellement, faire pousser des tomates, pied de piment, etc. pour sa consommation personnelle représente un gain substantiel pour les familles.

 

Est-ce pour autant que cela va empiéter sur le marché des professionnels de l’agriculture ? Bien sûr que non.

Car d’une part, les productions seront restreintes et non commercialisables, et d’autre part, il y aura toujours des besoins à satisfaire, pour ceux que le jardinage n’intéresse qu’épisodiquement !

 

Pour les collectivités, ce service public à l’environnement aura également son utilité.

Citons quelques exemples : entretien du réseau pluvial, travaux d’aménagement en bord de mer, lutte contre l’érosion marine, défense et sécurité contre les incendies (après l’épisode du Maïdo, cela s’avère plus que nécessaire, …

 

Le grand défi du tri des déchets ménagers

 

Ce sont aussi tous les métiers liés à la collecte des déchets.

Cette question du traitement des déchets est primordiale.

 

On peut constater de réels progrès dans la collecte sélective.

Notamment du fait des missions d’information menées par les collectivités et organismes, auprès du jeune public.

 

Mais tout n’est pas encore gagné.

Si l’on réfléchit à la question, on peut se dire que certains déchets pourraient être recyclés sur place, tout du moins dans un périmètre pas trop éloigné de leur lieu de collecte.

 

Pour l’instant, il y a quelques unités qui reçoivent les déchets de toute La Réunion.

Cela a des conséquences économiques et environnementales graves : un coût élevé pour les transporter, provoquant un alourdissement de la circulation et provoquant obligatoirement une augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

 

On peut donc raisonnablement penser que des solutions de proximité peuvent être mises en place ; la Région, du temps de l’équipe de l’Alliance, avait proposé diverses solutions : lagunage, traitement des déchets verts par des vers de terre etc.

La piste a été purement et simplement abandonnée par l’équipe Didier Robert. Une de plus !

 

Si la collectivité régionale ne comprend pas l’utilité de réfléchir durablement, on peut se dire que cela peut relever de ce service public.

 

Le secteur de la santé est concerné

 

D’autres secteurs peuvent être envisagés : ceux de la santé, à travers l’assainissement de certaines zones où prolifèrent les moustiques.

L’épidémie de chikungunya reste dans toutes les mémoires.

 

Aujourd’hui, la vigilance citoyenne est quelque peu retombée ; certaines communes, comme Le Port, continuent leurs efforts.

Cette mission n’appartient pas aux seules collectivités, c’est l’ensemble de la population réunionnaise qui doit être mobilisée.

 

Ces agents pourraient continuer les efforts menés par la DEAL (ex DRASS).

Une expérience menée dans le Sud de la France (Saint-Tropez) montre que l’installation de nichoirs à chauve-souris a fait baisser le nombre de moustiques, sans pour autant déséquilibrer l’écosystème.

 

Je ne dis pas qu’il faut reproduire l’opération, mais il faut réfléchir à des solutions pour que ces insectes porteurs de maladies puissent être sinon éradiqués au moins maîtrisés.

 

Voilà quelques pistes susceptibles de créer des emplois dans l’environnement.

La formalisation de ce projet appartient à tous : chacune et chacun apportant sa contribution, ses idées, l’adhésion de la population.

 

Restera au politique – et notamment aux parlementaires – à légiférer pour que cette nouvelle structure soit intégrée dans la société, aux côtés des services municipaux ou d’Etat.

Cela repose uniquement sur la volonté politique.

 

La Réunion, jusqu’à mars 2010, a été à l’honneur sur le plan du développement durable ou de la production d’énergies renouvelables. Elle peut à nouveau être exemplaire, en proposant des solutions innovantes.

 

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