Du 29 juillet au 31 août : rétrospective – Octobre 2011 : agriculture durable et dettes de l’Etat

Pierre Vergès Je serai absent pour les jours qui viennent. C’est l’occasion de vous faire partager une rétrospective de mes articles depuis deux ans. Et les informations contenues dans ces papiers ont toujours une part d’actualité. J’entends par là qu’il est intéressant de voir combien la citation de Blaise Pascal « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà » est juste.

Ainsi par exemple, la vérité sur un fait, l’indignation devant une injustice, la revendication devant un traitement inapproprié , peuvent être fortes… ou faibles voire inexistantes, selon que l’on est dans l’opposition ou au pouvoir.

Cela dit, celles et ceux qui dans ces articles sont sujets à des critiques peuvent avoir parfois montré leurs aptitudes à se remettre en cause. Comme quoi personne n’est parfait.

Enfin, j’arrête là et vous souhaite bonne lecture !

 

20 octobre 2011 – Un redoutable défi : nourrir la population mondiale. Un challenge : un plan mondial d’agriculture durable !     

 

cc by-nc-nd Bruno Monginoux www.photo-paysage.com & www.landscape-photo.net   <center><a href= »http://www.photo-paysage.com » target= »_blank » ><img src= »http://www.photo-paysage.com/albums/Arbres-bois-forets/Bois-Foret/normal_croatie-parc-national-plitvice-1.jpg » width=600 Alt= »Photo: www.Photo-Paysage.com (CC BY-NC-ND) » Title= »Photo partagée par B. Monginoux – www.Photo-Paysage.com (Creative Commons BY-NC-ND) »/></a></center>

 

Le site i-diététique.pro a publié un passionnant article sous le titre suivant : « Des chercheurs élaborent un plan mondial d’agriculture durable pour nourrir le monde et protéger la planète ».

 

Article passionnant, issu d’une étude intitulée « Solutions for a cultivated planet », qui a été publiée dans la revue Nature. En voici l’intégralité.

 

Le problème est criant : à l’heure actuelle, un milliard d’habitants manquent de nourriture.

On prévoit que, d’ici 2050, nous serons plus de neuf milliards à peupler la Terre.

Entre-temps, les pratiques agricoles actuelles constituent l’une des plus grandes menaces pour l’environnement mondial.

Par conséquent, sans pratiques agricoles plus durables, la planète parviendra encore plus difficilement qu’aujourd’hui à nourrir sa population croissante.

Cependant, une équipe de chercheurs du Canada, des États-Unis, de Suède et d’Allemagne a conçu un plan pour doubler la production mondiale d’aliments tout en réduisant les effets de l’agriculture sur l’environnement.

Les conclusions de leur étude ont été récemment publiées dans le journal Nature.

En combinant les informations recueillies à partir de journaux des récoltes et d’images satellites des quatre coins du globe, ils ont pu modéliser à l’échelle véritablement planétaire de nouveaux systèmes agricoles et leurs effets sur l’environnement.

Professeur de géographie à l’Université McGill, Navin Ramankutty, l’un des chefs de l’équipe de recherche, affirme que c’est grâce à la collaboration que les chercheurs ont pu atteindre des résultats si importants.

« Beaucoup d’autres savants et penseurs ont proposé des solutions pour les problèmes mondiaux liés à l’alimentation et à l’environnement. 

Mais souvent, le problème n’était abordé qu’en partie, chacun étudiant un seul aspect du problème, sans exemples précis et chiffrables en appui à leur recherche. 

Jamais un volume de données aussi important n’a été réuni dans le cadre d’une même étude. 

Toutes ces données nous ont permis d’isoler clairement certaines tendances. 

Il est ainsi plus facile d’élaborer des solutions concrètes aux problèmes qui se posent. »

 

Plan en cinq points pour nourrir le monde tout en protégeant la planète     

 

Voici ce que les chercheurs recommandent :

 

1°- Stopper l’expansion des terres agricoles et la déforestation aux fins agricoles, particulièrement dans la forêt tropicale humide.

On peut atteindre cet objectif en mettant en œuvre des mesures incitatives telles que la rémunération contre écoservices, la certification écologique et l’écotourisme.

Ce changement entraînera des effets très positifs sur l’environnement sans pour autant nuire à la production agricole ou au bien-être économique.

2°- Améliorer les rendements agricoles.

De nombreuses régions fermières en Afrique, en Amérique latine et en Europe de l’Est n’exploitent pas leur plein potentiel agricole et accusent donc ce qu’on appelle des « écarts de rendement ».

Une utilisation optimale des variétés végétales courantes, une gestion plus efficace et une meilleure génétique des plantes pourraient augmenter le taux de production alimentaire de près de soixante pour cent. 

3°- Supplémenter les terres de façon plus stratégique.

Selon l’équipe de recherche, l’utilisation actuelle de l’eau, des nutriments et des produits chimiques agricoles est nettement déséquilibrée : elle est trop intense à certains endroits, et insuffisante ailleurs.

Rarement l’équilibre est-il atteint.

Une réaffectation stratégique pourrait considérablement améliorer l’apport de ces entrées précieuses.

4°- Faire évoluer les régimes alimentaires.

Cultiver des aliments pour animaux ou des biocarburants sur les terres agricoles de premier ordre, peu importe le degré d’efficacité des cultures, réduit d’autant le potentiel d’approvisionnement alimentaire humain.

Réserver les terres agricoles à la culture directe d’aliments pour humains pourrait accroître le taux de production calorifique par personne de près de cinquante pour cent.

Le simple fait de ne pas cultiver des aliments pour animaux ou des biocarburants sur ces terres serait déjà grandement bénéfique.

5°- Réduire le gaspillage.

Un tiers des aliments cultivés finit par être jeté, par se gâter ou par être dévoré par des animaux nuisibles.

Éliminer les risques de gaspillage entre la production et la consommation pourrait faire grimper le taux d’aliments consommables d’une autre moitié.

 

L’étude présente également les grandes lignes de méthodes de résolution du problème grâce auxquelles les décideurs pourraient prendre des décisions plus éclairées au sujet des choix à faire en matière d’agriculture.

« Pour la première fois, nous avons démontré qu’il est possible à la fois de nourrir tous ceux qui ont faim et de protéger une planète menacée, a affirmé Jonathan Foley, principal auteur de l’étude et directeur de l’Institut de recherche environnementale de l’Université du Minnesota. 

La tâche s’annonce ardue, mais nous y parviendrons. »

La recherche a été financée par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada ainsi que par la NASA et la Fondation nationale pour les sciences des États-Unis.

L’étude intitulée Solutions for a Cultivated Planet (Solutions pour une planète cultivée) a été publiée dans le journal Nature.

 

Source : Université McGill                                                                                                                                                                                                                                        

 

26 octobre 2011 – Claudy Lebreton, président de l’Assemblée des Départements de France : « l’État doit 6 milliards d’euros aux départements » !    

 

Claudy Lebreton, président de l'ADF Claudy Lebreton                

Le 81e  Congrès de l’Assemblée des départements de France s’est achevé le 21 octobre.

Tout au long des rencontres, les présidents de conseils généraux ont fait part de  leur inquiétude.

En plaçant leur congrès sous le thème : « Le département, territoire d’avenir » ont-ils voulu pratiquer la méthode Coué ?

Toujours est-il que le résultat est là : « Le contexte de crise pèse sur les collectivités, sur leurs décisions, sur la démocratie » souligne le Président de l’ADF, Claudy Lebreton.

Claudy Lebreton n’a eu de cesse de rappeler que la situation financière des Départements est plus que jamais tendue : légère augmentation des recettes après deux ans de pertes colossales mais dans le même temps, des dépenses en forte augmentation.

Et pas des dépenses superflues mais celles qui correspondent aux missions des Départements : allocation personnalisée d’autonomie, revenu de solidarité active, prestation compensatoire du handicap, notamment.

Des dépenses qui ne sont pas compensées par l’État :

« L’État doit 6 milliards d’euros aux conseils généraux.

Nous avons proposé au gouvernement de procéder à une compensation de l’APA à 50% tout en instaurant un ticket modérateur sur le remboursement des sommes relatives au RSA et à la PCH.

Avec ce dispositif, l’Etat nous devrait 2,5 à 3 milliards d’euros. Et les départements sortiraient la tête de l’eau ».

 

Des décisions gouvernementales arbitraires     

 

Proposition rejetée par le gouvernement qui, selon Claudy Lebreton

« s’apprête à accroître nos dépenses.

Le ministère de l’Intérieur négocie avec les organisations représentatives de sapeurs-pompiers une amélioration de leur statut qui se traduira par une facture d’une vingtaine de millions d’euros pour leurs employeurs qui sont… les conseils généraux, sans que ces derniers aient été seulement informés des discussions !

C’est inadmissible.

Matignon ne tient pas son engagement relatif à un moratoire sur les normes et les charges nouvelles.

Il incite les départements à se recentrer sur leurs seules compétences en arrêtant de financer le sport, la culture, le tourisme, l’éducation, etc. ».

 

Vers un manifeste      

 

Les présidents de Département en ont ras le bol. 

À tel point que l’ADF envisage d’écrire un manifeste, dont le titre est déjà trouvé : « Le département de demain ».

Il s’agit aussi de  préparer ce que devrait être la 3e phase de la décentralisation.

« Nous pouvons accomplir cet acte 3 par compromis, quand l’Elysée a privilégié une vision idéologique, libérale et centralisatrice de la décentralisation. 


L’acte 3 devra clarifier les compétences, ce que la loi du 16 décembre 2010 n’a pas fait ».

Ce ne sont pas les propositions précises qui manquent.

Claudy Lebreton  suggère

« que les départements exercent, en plus du bloc historique, la compétence sur le logement, que les régions gèrent l’emploi, la formation, l’enseignement supérieur, la santé, la formation, la politique agricole et les fonds européens ».


 

Un maître mot : adaptation     

 

Il précise :

« Il faut aussi que régions et département puissent adapter l’application des textes législatifs et réglementaires aux réalités de leur territoire.

Enfin, il faut mettre en place les schémas de répartition des compétences.

Soyons imaginatifs. Il n’y aura pas forcément la même organisation territoriale partout ».

Un mot qui est indispensable pour l’outre-mer. 

Enfin, dans la résolution adoptée en fin de congrès, l’ADF répond positivement à l’invitation du Président du Sénat, le socialiste Jean-Pierre Bel qui est

« prêt à accueillir des états généraux des collectivités locales afin de mieux prendre en considération la réalité des problèmes auxquels elles sont quotidiennement confrontées ».

Une suggestion qui avait été faite par le sénateur Paul Vergès au tout nouveau Président du Sénat lors de la séance historique du changement de majorité à la Haute Assemblée

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1 Commentaire sur

Du 29 juillet au 31 août : rétrospective – Octobre 2011 : agriculture durable et dettes de l’Etat

  • Edmond FowlerNo Gravatar |

    L’UE perdrait également des parts de marché à l’exportation pour les céréales secondaires, le sucre et les viandes. Selon l’étude, le blé serait une exception avec des ventes prévues en croissance. L’Europe accentuerait par contre son rôle d’importateur de produits agricoles, notamment pour les oléagineux.

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