Décryptage de mon intervention vidéo – L’impossible route du littoral au menu du Conseil régional le 28 avril (3ème volet)

 

Bonjour,

 

Nous avons vu hier les risques de dérives du projet de route du littoral vers une dangerosité financière de réalisation.

Cela résulte du manque de lisibilité du projet en l’absence d’étude sérieuse.

 

Car au moment où il est demandé à la population de se prononcer sur ce projet à l’occasion de la procédure de concertation publique, il faut savoir qu’aucune étude approfondie, je dis bien aucune, n’a été réalisée pour être mise a la disposition des élus, donc encore moins de la population !

 

Autrement dit, l’hypothèse d’un surcoût de 600 millions d’euros à la charge de la seule région est une hypothèse basse. 

 

Ce à quoi il faut rajouter les 215 millions d’euros résultant de la suppression du péage, que la région prendra en charge à 41 %.

 

Ce à quoi il faut encore rajouter le traitement de l’entrée sur Saint-Denis des 6 voies, sans compter une partie du coût des travaux d’aménagement du Boulevard nord.

 

Nous ne sommes donc pas au bout de nos peines, car dans la situation de crise économique que nous connaissons, nous devons toujours nous demander si les travaux envisagés vont générer de l’activité pour nos entreprises locales.

 

Il est à craindre que la complexité technique engendrée par la solution d’une route à 6 voies en viaduc ne conduise à solliciter très très peu les entreprises locales.

 

Et encore une fois si ce projet est faisable financièrement, mais aussi techniquement !

 

En conclusion, c’est avec le sentiment d’avoir à subir un amateurisme affligeant, que nous constatons les dégâts :

 

1°- Suppression d’une alternative à la voiture individuelle que constituait le tram train autour duquel se seraient greffés des bus ;

 

2°- Remise en cause du projet de route du littoral à 4 voies qui aurait pu démarrer en cette fin d’année, comme le prévoyait le planning fait en concertation avec les services de l’Etat. Conséquence : un fort ralentissement de l’activité du BTP ;

 

3°- Décision de faire un autre projet de route du littoral, cette fois-ci à 6 voies.

 

– la 1ère conséquence : une incertitude quant a la faisabilité financière,

 

– la 2ème conséquence : la certitude d’une dérive financière du coût du projet, 

 

– la 3ème conséquence : la certitude d’une infaisabilité technique, ou à tout le moins une certitude d’exclusion des entreprises locales dans la réalisation d’un projet qui nécessitera plus l’utilisation de barges que d’engins de travaux ou de transports de matériaux, qui ne peuvent pas être a ce jour amphibies !

 

– la 4ème conséquence : c’est la certitude que ce projet prendra encore du retard par rapport au projet de 4 voies dont le planning de réalisation avait été validé, rappelons-le, en concertation avec les services de l’Etat.

 

Dois-je ajouter, sans vouloir être cruel, qu’aucune étude d’impact environnemental n’a été effectuée à ce jour en ce qui concerne ce « machin » à 6 voies. 

 

C’est à se demander si Didier Robert, le « fin négociateur » selon la formule de François Fillon, n’a pas été en service commandé pour fabriquer une usine à gaz devant aboutir à ce que ni le Tram Train, ni la nouvelle route du littoral, ne se fassent !

 

Et au passage, emporté par le tsunami d’incompétence de l’équipe robert, doublé d’une forte dose d’insouciance, le projet de 2000 bus !

 

Quel gâchis !

 

À bientôt pour une nouvelle analyse sur les conséquences dramatiques des orientations prises de modifier le 1er Protocole de Matignon.

 

Bonne journée !

 

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