Quelle gouvernance pour les transports ?

 

Le GART a fêté ses 30 ans au Sénat, avec notamment l’organisation d’un colloque.

Lequel a été l’occasion d’annoncer la  « création en octobre prochain d’une nouvelle commission de travail interne sur les infrastructures et les villes ».


Autre moment intéressant de cet anniversaire : une réunion sur le thème de la gouvernance et des financements dans les transports.

Un sénateur de la Haute-Saône a réclamé « une approche plus apaisée du partage des responsabilités entre collectivités ».

 

Un universitaire a jugé la loi d’orientation sur les transports intérieurs (Loti) obsolète.

 

Et le président du GART de conclure :

« Cet éclatement des autorités régulatrices n’est pas durable et ne facilite pas la formulation de réponses globales.  

Pour avoir une meilleure vision de l’avenir, il faut une gouvernance plus large ».


Et des moyens plus importants !

Malgré les mesures adoptées récemment, si rien n’est fait en matière de financement, on va tout droit dans le mur, résument les responsables.

 

Des déclarations qui sont parfaitement comprises à La Réunion.

Dans ce contexte, il apparaît intéressant de replacer certains événements.


La Région avait souhaité, mi 2010, « décloisonner les transports à La Réunion » et  créer « une véritable cohérence à l’échelle de la Région ».

Notamment dans la gouvernance en mettant sur pied un syndicat mixte.

 

Les termes dans lesquels la proposition avait été formulée avaient clairement fait apparaître la volonté hégémonique de Didier Robert pour tout gérer et tout contrôler dans le domaine des transports, et même fixer de nouvelles règles de fonctionnement pour les transports en commun.


Didier Robert utilisait notamment quelques arguments fallacieux, notamment les possibilités de désengorgement des entrées de ville aux AOT acceptant de le suivre.

 

Cela n’avait pas suffi à convaincre ces responsables politiques.


Didier Robert avait donc réussi à mobiliser  un député UMP, qui, dans une question au gouvernement, demandait ce que celui-ci comptait faire pour limiter les embouteillages  aux entrées des grandes villes ultramarines.

 

La réponse du gouvernement avait été :

« en matière d’organisation des transports, les communes, le département et la région se partagent l’exercice des compétences, la commune étant en charge des transports urbains, le département, des transports interurbains et scolaires et la région, de tout projet d’intérêt régional ».


Et que, grâce aux lois « Grenelle 1 et 2 » des mesures d’adaptation étaient prévues pour l’outre-mer quant à l’organisation des transports intérieurs. 

 

Il s’agissait notamment de

« désigner  dans chacun des DOM-ROM une autorité organisatrice de transports unique et que soit délimité un périmètre unique de transports.

Cette autorité, désignée en accord avec les élus locaux, pourra déléguer l’exercice de ses compétences aux autorités locales les plus à même de les gérer localement ».

 

Puis il y a eu la signature d’un accord pour le financement des études pour l’éventuelle construction d’un boulevard nord à l’entrée ouest de Saint-Denis.

 

Aujourd’hui, la position claire et précise du GART redonne à cette question de l’organisation des transports, une nouvelle perspective…

 

Ce sera également l’un des chantiers auxquels devra s’attacher la nouvelle équipe du Département.

                                                                                                                                  

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1 Commentaire sur

Quelle gouvernance pour les transports ?

  • Jean-JacquesNo Gravatar |

    on voit bien comment Didier Robert a fait pour tenter de tout diriger , et il s’est cassé la figure; vrai pour les cantonales, comme vrai pour les transports, il a voulu imposer et se retrouve isolé.
    quant à la question de la « mutualisation des moyens », il faut la poser. mais en gardant à l’esprit que chacun est compétent dans son domaine, doit donc pouvoir affirmer ce qu’il veut faire (réseau communal, inter communal, départemental, etc.), sans pour autant être assimiler par les autres collectivités.

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