Feuilleton – les dialogues (presque) imaginaires – 12ème épisode

 

 

Au bar  au petit Nicolas, on continue à arrondir les angles dans un monde qui ne tourne pas rond !

 

Patrick Solange : Hé, collègue, ça y est on est en crise. C’est la récession.

 

Pierre Charles Rivière : Tu sembles t’en réjouir ! Mais pourtant, on vient d’en prendre pour 10 ans !

 

Ève Émilie Le Vent : Moi qui suis jeune et belle, pas comme vous les politiques, je serai très vieille, à la fin de cette crise. Vieille, mais j’espère encore présente sur le terrain politique.

 

Ulric Michel Payet : Bien évidemment,  il faut travailler plus et plus longtemps. La retraite, ce n’est plus à 60 ans, c’est à 62, bien évidemment.

 

Patrick Solange : Hé, collègue, on travaille encore plus, encore plus longtemps et on gagne moins, toujours moins.

 

Ulric Michel Payet : Bien évidemment, vous n’êtes pas aux affaires, vous ne pouvez pas comprendre ! Bien évidemment, on prend des décisions impopulaires. Bien évidemment, il faut les expliquer.

 

Pierre Charles Rivière : Ça, au moins, c’est quelque chose qui fonctionne bien : la com’, encore la com’, toujours la com’. Mais pour dire quoi ?

 

Patrick Solange : Hé collègue, on n’a pas besoin de vouloir dire quelque chose, il faut simplement être là, qu’on entende parler de toi… Après …

 

Daluce Salomon : Que non, Patrick ! Il faut expliquer. Même dans les courriers des lecteurs. C’est un espace de dialogue spécial…

 

Patrick Solange : Hé collègue, Une D.S., quoi… comme le Droite sociale ! Mais vaut mieux ça que LSD…Oups, elle est bien bonne, celle-là… Libéral, Social, et de Droite !

 

Pierre Charles Rivière : L’usage de LSD, faute de DS… Ça peut expliquer pourquoi, même sans trop de psychotrope hallucinogène, on peut assister à des changements de la perception, de l’humeur et de la pensée…

 

Patrick Solange : Hé collègue, c’est comme les MLD… les Missions de Longue Durée… Re oups, elle est très bonne, celle-là aussi !

 

Pierre Charles Rivière : Et pendant que certains ont besoin d’années pour réfléchir et combien de temps pour écrire, d’autres sont obligés de se coltiner de très très courtes missions… 7 heures de travail obligatoire. C’est presque le STO !

 

Ulric Michel Payet : Bien évidemment, il faut que chacun ait sa dignité. Et la dignité, c’est le travail !

 

Pierre Charles Rivière : Si je comprends bien, celui qui n’a pas de travail, est obligatoirement un être privé de dignité, un indigne… moi, je dirais surtout un indigné ! Nous devrions être tous des indignés !

 

Daluce Salomon : C’est facile de se moquer. Mais croyez vous que ceux qui triment toute la journée, qui se payent les embouteillages pour ne gagner que quelques euros, sont satisfaits de voir que sans rien faire, on a de l’argent… et un logement ?

 

Ulric Michel Payet : Bien évidemment, Daluce a raison. Il faut être pragmatique. Tout travail mérite salaire…

 

Pierre Charles Rivière : Mais pas n’importe quel salaire. Avoir une augmentation de 170%, c’est réservé à très peu de gens.

 

Ulric Michel Payet : Bien évidemment, vous oubliez de dire que ceux qui gagnent beaucoup eux aussi ont choisi de ne pas être augmentés…

 

Patrick Solange : Hé collègue, pourquoi tu ne prônes pas aussi la réduction des salaires des big boss, des capitaines d’industrie, des pontes de l’entreprise, des têtes pensantes de la bureaucratie, des décideurs de tous poils… ?

 

Ève Émilie Le Vent : Moi qui suis jeune et belle, pas comme vous les politiques, je peux vous dire que nous sommes dans une situation très grave. Notre société n’est pas juste. Nous devrions tous être unis pour défendre notre île…

 

Urbain Charles Lebeau : Ma chère amie, je suis d’accord avec toi. Mais est-ce que toi, tu es d’accord avec toi même ? Un groupe de trois, c’est un groupe de deux plus un. Et ce n’est jamais le même qui est tout seul. C’est aussi une question d’égalité.

 

Pierre Charles Rivière : On dirait que tu parles d’expérience ! Tu parles d’égalité ou de … parité ?

 

Urbain Charles Lebeau : Pierre Charles, de partout, on s’aime, on se déchire, on se tourne le dos, et on se rabiboche ! 

 

Pierre Charles Rivière : Et généralement, on accepte les reproches de l’autre. Sans faire de caprice !

 

Patrick Solange : Hé collègue, on parlait de la cuisine politique, on est maintenant dans l’alcôve ! C’est sportif, la politique !

 

Ulric Michel Payet : Bien évidemment, pour faire du sport, il y a des lieux spéciaux. Et d’autres que l’on détourne de leur vocation principale !

 

Pierre Charles Rivière : À pied, à vélo, en roller… on a entendu quelque chose comme ça. Et vivent les embouteillages dimanche !

 

Ulric Michel Payet : Bien évidemment, il y a d’autres solutions. Ne pas prendre sa voiture, bien évidemment.

 

Pierre Charles Rivière : Oui, les 2000 bus, on les attend. Allez, on ne va pas passer la soirée la-dessus ! Bon week end !

 

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits existant ou ayant existé est fortuite… mais… mais quoi ? Chutttt…

 

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