A propos des interventions des invités au débat sur Télé-Réunion sur les départementales

emoticone Malade-thermomètre Je dois vous avouer que j’ai dû me faire violence pour décrypter les extraits des interventions des invités tant le niveau m’est apparu très en-dessous de ce qu’attendent les citoyens. Et je me suis demandé si ces émissions n’allaient pas contribuer à leur façon à l’abstention.

C’est sans doute dur ce que je dit. Mais je ne fais pas comme certains, qui insultent… en préservant leur anonymat bien sûr, ou assènent des jugements, ou plus de manière plus mesurée, des critiques… sans en préciser les raisons et développer des arguments.

C’est pourquoi je vous propose de lire le contenu des extraits d’interventions des invités, que je ferai suivre de mes observations.

Hugues Maillot, celui qui maîtrise le plus son sujet

Après 1/5ème du temps consacré à la question de la nouvelle route du littorale en mer, temps pris soit dit en passant sur celui nécessaire à la bonne compréhension des enjeux de ces élections départementales, j’ai apprécié la remarque de Hugues Maillot, représentant le parti Debout La France, selon laquelle cette question ne concerne pas le débat.

Et quand Jean-Marc Collienne se justifie :  » on parle d’un sujet qui a préoccupé tous les Réunionnais cette semaine »…

Hugues Maillot, représentant le parti Debout La France, rajoute : « … mais qui a amplifié la confusion dans l’esprit de nos compatriotes entre ce qui relève de la Région et ce qui relève du Département. Et surtout qu’il ne jfaut pas donner l’impression, contrairement à ce que vous avez dit, M. Collienne, que les départementales sont un « tour de chauffe » pour les élections régionales… »

Lorsque je souligne mon effarement devant le niveau des interventions, je suis excessif car celles de Hugues Maillot me sont apparues quand même censées. Ainsi quand Hugues Maillot constate :  » on sent un électorat relativement peu mobilisé parce qu’effectivement on confond les échéances, parce qu’on donne l’impression qu’on est dans la course des places, et qu’on n’est pas dans l’expression de projets politiques à proposer aux Réunionnais. Proposer des projets, c’est d’abord parler de ce pourquoi ils vont devoir se prononcer les 22 et 29 mars, c’est-à-dire les départementales… »

Emmanuel Séraphin, mauvaise foi ou cynisme ?

Emmanuel Séraphin, représentant le mouvement Pour La Réunion (PLR) de Huguette Bello, à propos de la politique en faveur des personnes âgées : « … on a vu un recul par rapport aux personnes âgées… »

Ce qui a suscité une réaction du rédacteur en chef du JIR qui a rétorqué ceci :  » mais cette présidente a été mise en place par la gauche aussi, dont faisait partie Mme Bello, indirectement… ».

Et Emmanuel Séraphin de déclarer :  » Mme Bello a été clair dès le début, elle avait dit que cette majorité n’était pas claire, et n’était pas claire du tout. Ce qui fait qu’on a eu un certain immobilisme de cette majorité, et qui fait que les dossiers importants n’ont pas émergé… »

Donc résumons-nous : Mme Bello, encore officiellement au PCR, est contre cette majorité… mais accepte que ses conseillers de Saint-Paul en fassent partie. Puis, lorsqu’elle quitte le PCR, et que la politique menée par cette majorité confirme ses réserves, elle accepte toujours, tout comme son fidèle lieutenant Emmanuel Séraphin, que ses conseillers de Saint-Paul fassent partie de la direction du département.

Et quand Emmanuel Séraphin poursuit : « Je prends un autre thème, la gestion des déchets, qui est extrêmement important. Il faut que les Réunionnais sachent que l’on a aujourd’hui deux incinérateurs qui sont prêts à être investis sur le territoire de La Réunion. Ces deux investissements seront non seulement coûteux, mais dangereux pour l’environnement de La Réunion… »

Yves Montrouge précise alors :  » Les déchets qui sont gérés par les intercommunalités, et le Conseil général est chargé de définir la stratégie… »

Emmanuel Séraphin répond alors :  » La stratégie qui a été définie est mauvaise pour La Réunion, alors qu’on n’a pas terminé de faire le travail sur le tri à La Réunion… ».

Deux remarques qui illustrent un constat, celui que de soit-disant jeunes n’ont rien à envier à leurs aînés lorsqu’ils reproduisent le mensonge par omission, ou à défaut la mauvaise foi :

1°- Daniel Alamélou, élu du groupe PCR-Alliance, vice-président, passé au PLR lors de la crise entre Huguette Bello et le PCR, mais déjà en rupture avec le PCR lorsqu’il s’est présenté contre Maurice Gironcel dès 2011, avait la responsabilité de l’élaboration du Plan départemental d’élimination des déchets ménagers et assimilés. Les incinérateurs ont été prévus à la demande des intercommunalités. Il ne faut pas oublier qu’il revient aux communautés d’agglomérations de mettre en œuvre ce plan.

Et faut-il rajouter que les conseillers PLR de Saint-Paul ont voté le plan… à l’intérieur duquel est bien mentionnée la possibilité, et non l’obligation, de créer deux incinérateurs.

2°- Il existe un syndicat mixte comprenant le TCO, la CIVIS et la CASUD, mis en place compte tenu de la saturation de la décharge de la Rivière Saint-Etienne, pour réfléchir aux solutions alternatives à l’incinérateur.

Quelle a été la contribution de Huguette Bello, ou à tout le moins de son 1er adjoint par procuration Emmanuel Séraphin, pour la mise en place du tri mécano-biologique ?

Facile de faire la leçon en critiquant la majorité sortante… après avoir « autorisé » ses « obligés », conseillers généraux de Saint-Paul, au-delà des autres de Sainte-Suzanne et Saint-André, à « profiter » des avantages d’élus vice-présidents auprès de Nassimah Dindar.

C’est ce qui s’appelle « cracher dans la soupe ».

William Silotia, ou comment parler de ce qu’on ne connaît pas

Willian Silotia, représentant le parti Europe Ecologie Les Verts (EELV) : « … De la canne oui, mais pas uniquement de la canne. Maintenant, tout ce qui est monoculture est dangereux… »

Comme si depuis des années, les différents acteurs de la filière agricole ne redoublaient pas d’efforts pour s’orienter vers la diversification de la production !

Willian Silotia :  » Il faut le faire comprendre aux planteurs… »

Je trouve cette remarque particulièrement insultante pour les planteurs, qui passent pour des personnes incapables de comprendre leur intérêt.

Willian Silotia :  » Le département doit les accompagner dans la diversification… doit les accompagner dans la reconversion écologique de la production. Pas que de la canne, mais autre chose aussi que de la canne (sic) pour que, quand arrivera l’échéance de 2017, ils se retrouvent… »

Cela fait des années que le Département, en partenariat avec la Chambre d’agriculture, travaille en ce sens. Je suis fatigué de devoir l’illustrer devant des personnes qui disent n’importe quoi, rien que pour tenter de glaner des voix, sans faire preuve d’humilité. Car s’il y a bien un secteur où il faut faire preuve d’humilité avant de parler, de juger, d’agir, c’est bien le secteur agricole.

Est-ce que ce monsieur Silotia sait que le POSEI prévoit d’allouer des fonds européens dans l’objectif de la diversification agricole ?

Willian Silotia toujours « déchaîné » :  » Et ensuite, quand on parle de moyens, oui le département a des moyens, avec une réorientation budgétaire. Et ensuite, si l’agriculteur vend en circuit court, car on souhaite qu’il soit plus entrepreneur et qu’il dépende moins des subventions, il pourra mieux s’en sortir. Si on attend uniquement des subventions, bien évidemment en 2017, ils vont se retrouver dans la panade, mais si on leur dit, messieurs les agriculteurs, mesdames les agricultrices, faîtes de la reconversion, faîtes de la diversification, vous allez pouvoir vous en sortir… »

Non monsieur Silotia, le secteur agricole n’attend pas de « zorro » vert. J’en veux pour preuve que les acteurs du monde agricole ne vous ont pas attendu pour fixer les objectifs pour la décennie à venir. Est-ce à dire que les représentants des différentes filières, ceux de la Chambre d’agriculture, de la DRAAF, de la Région, du Département, pour ne pas les citer tous, sont incompétents et irréalistes dans les objectifs qu’ils se fixent ?

Comment laisser entendre que les planteurs attendent « uniquement des subventions » ? Je trouve là encore extrêmement insultant de nier tous les efforts accomplis par celles et ceux qui risquent financièrement leur avenir en offrant un équilibre harmonieux entre une culture pivot, la canne-sucre-énergie, et les cultures maraîchères et vivrières, au-delà de l’élevage.

Hugues Maillot a eu raison de déclarer tout de go :  » Excusez-moi, mais ce que vous dîtes, c’est du vent. Vous dîtes que l’on peut réorienter les marges de manœuvre du Conseil général. Le Conseil général, du fait de l’augmentation des dépenses d’allocation, n’a plus de marges de manœuvre financière… »

Pascaline Boyer, candidate autrement que la politique autrement déjà dans la majorité sortante

Pascaline Boyer, représentant le mouvement La Politique Autrement (LPA) de Thierry Robert : « … si le Réunionnais ne veut plus aller voter et qu’il y a ce taux d’abstention, c’est parce qu’il n’y croit plus. Il ne croit plus, que ce soit de droite ou de gauche, ils se disent qu’ils ont été dupés… Alors moi je dirais aux Réunionnais ce soir, vous avez la chance d’avoir un nouveau mouvement, qui date de deux ans, La Politique Autrement, faîtes confiance à notre jeunesse, à un nouveau mouvement politique… »

Et Jean-Marc Collienne de l’interrompre à propos : « … là ce sont des slogans, mais qu’est-ce que vous proposez, en matière sociale, pour faire différemment ? »

Pascaline Boyer reprend alors :  » Nous, nous sommes pour la solidarité, la solidarité envers les Réunionnais, le social bien sûr… »

Pourquoi ? Ce n’est pas le cas pour la majorité sortante ? Pourtant, s’il y a une conseillère générale que l’on a souvent vu aux côtés de la présidente Nassimah Dindar, c’est bien une représentante… du LPA, une certaine Jacquelilne Silotia, élue de Saint-Leu.

Et de rebondir de façon surprenante :  » Trouvez-vous normal qu’à notre époque, en 2015, une personne handicapée, elle habite au 3ème étage, et pour aller doucher son enfant, elle est obligée de mettre une petite cuvette dans une baignoire ?… »

Yves Montrouge fait à ce moment part d’une contradiction :  » Je n’ai jamais entendu les conseillers généraux du LPA le dire dans l’hémicycle du Conseil général, alors qu’ils font partie de la majorité de Mme Dindar… »

Pascaline Boyer s’en sort alors par une pirouette :  » Moi j’ai vu ce cas sur Saint-Pierre, alors moi je dis cela aux conseillers généraux de Saint-Pierre… »

Que dire ? Que dire ? Fermez le ban.

Le rappel de la responsabilité des gouvernements de droite comme de gauche dans la situation d’asphyxie financière du département

Hugues Maillot : « … Je suis effaré par ce que j’entends… On est dans un débat entre les partis politiques. Et à part Debout La France, tous ces partis sont représentés au Parlement. Et finalement en écoutant ce que vous dîtes, j’ai l’impression que la main droite ignore ce que fait la main gauche… »

Et vlan pour la droite :  » Mr Lorion nous dit que le Conseil général ne peut plus rien faire, et il met la faute sur les conseillers généraux. Il oublie que la décentralisation du RMI en novembre 2003, c’est l’UMP qui a fait en sorte que les dépenses du RMI ne soit pas compensées à l’euro près. Ce qui fait que le Conseil général connaît une situation d’asphyxie financière… »

Et vlan pour la gauche :  » Et puis, de l’autre côté, nous avons la majorité actuelle au Parlement, qui passe son temps à souffler le chaud et le froid, le département va-t-il continuer à exister, vous dîtes rien ne change, et pourtant il y a une chose qui a fondamentalement changé, la clause de compétence générale pour le département a été supprimé par l’Assemblée nationale, et deuxième chose, aucun parlementaire, aucun parti politique auquel vous appartenez, représenté à l’Assemblée nationale, qui a été dans la majorité ou l’opposition hier, dans la majorité ou l’opposition aujourd’hui, n’a demandé les moyens pour le département d’agir. Tous, vous êtes coupables de l’asphyxie financière dans laquelle se trouve le Conseil général… »

J’en veux pour preuve la position critique de l’Assemblée des départements de France (ADF) où il y a des présidents de conseils généraux socialistes.

Et Emmanuel Séraphin de piteusement tenter de justifier ce que ses amis conseillers généraux PLR dénonçaient à plusieurs reprises dans plusieurs motions qu’ils votaient :  » Il y a des moyens, les subventions au niveau européen existent… »

Lamentable de voir un politicien du PLR venir au secours de l’Etat, en laissant entendre que des moyens au niveau européen existent. Deux simples remarques :

1°- L’Etat, la Région et le Département, unis au sein de l’AGILE, que le technicien de surface administrative Emmanuel Séraphin connait bien, ont redoublé d’efforts pour arracher un montant des aides européennes pour la période 2014-2020 sensiblement équivalent à celui de la période 2007-2013. Ils ont dû faire cet exercice dans le cadre fixé par l’Europe, ce qui exclut certains projets qui ne font plus partie des priorités fixées… par l’Europe !

2°- Toute aide de l’Europe ne peut se concevoir sans une contrepartie nationale ou locale. L’histoire passée montre que La Réunion a eu une démarche responsable en se gardant de présenter des projets susceptibles de ne pas être réalisés dans les temps exigés ou de ne pas pouvoir être financés.

Avec le « régime sec » prévu par le gouvernement Valls, il est sage de ne pas faire croire que les marges de manœuvre budgétaire existent au Conseil général.

Autrement dit, il est sage de ne pas être démagogique en faisant croire que la contrepartie départementale est « extensible »… à moins d’avouer que la position du PLR est de « ponctionner » sur les crédits réservés au paiement des agents du département.

Une pause surréaliste pour toucher le fond

Pascaline Boyer : « … Aider ces agriculteurs retraités qui ont une maigre retraite. Je ne suis pas experte en agriculture… »

Je le répète, le département est dans une situation d’asphyxie financière, et une question : quel parlementaire a déposé un amendement à la loi sur l’avenir agricole pour que l’Etat prenne en charge une retraite minimale agricole ?

Et quand Yves Montrouge lui assène alors  » Vous êtes experte en quoi ? », sans doute déstabilisée, Pascaline Boyer déclare ceci :  » M…. Montrouge… je suis de l’éducation nationale. Je suis experte en éducation nationale… »

Sans commentaires : vive l’humilité !

Un peu plus tard, Pascaline Boyer déclarera :  » Mettre en place des élus de terrain, pour accompagner ces familles dans leurs démarches administratives, et pas seulement dire votez pour moi… »

Si je comprends bien, les élus de mars 2015 devraient se muer en agents administratifs assistant les administrés au lieu et place des agents des antennes du Conseil général. Vive le progrès !

Enfin une proposition réaliste

David Lorion :  » Il y a aujourd’hui 44 300 entreprises à La Réunion. 25 % d’entre elles, à peu près 10 000, ne peuvent pas embaucher puisqu’elles sont déjà dans des situations d’endettement fiscal. Il reste 30 000.

Sur ces 30 000, il y en a 20 000 qui ont zéro ou un salarié. Si vous aidez ces petites entreprises, et ça c’est de l’économie sociale et solidaire, qui dépend en grande partie du Conseil général, et donc des associations de micro-crédit telles que l’ADIE par exemple, elles peuvent assez facilement, si on leur donne la possibilité, embaucher un ou deux salariés, et faire au moins 20 000 embauches… »

Hugues Maillot :  » Un des leviers de l’emploi, c’est le secteur marchand, et le département peut agir, même si la compétence économique n’est pas au département. Nos conseillers départementaux, lorsqu’ils seront élus, essaieront d’activer les contrats aidés dans le secteur marchand.

Aujourd’hui, 80 % des contrats aidés pour les bénéficiaires du RSA vont vers le secteur non marchand avec des taux d’insertion de l’ordre de 10 à 15 %, et très peu, moins de 20 % vont vers le secteur marchand avec le constat que l’on pouvait insérer durablement plus de 50 %.

Donc, la première chose à faire est de mettre la priorité sur l’insertion dans le secteur marchand. Et puis, il y a une chose dont le département dispose, c’est un patrimoine naturel extraordinaire. Principal propriétaire foncier et notamment d’espaces naturels sensibles, leviers du développement touristique avec de la création d’emplois… »

Je tiens à rappeler que j’ai participé, auprès de la présidente Nassimah Dindar, en présence des présidents de chambres consulaires et des représentants du secteur privé marchand, à une conférence de presse où la proposition principale était de ne pas laisser repartir les crédits consacrés aux contrats aidés non consommés par les collectivités, et que l’Etat accepte de réaffecter ces crédits sur le secteur privé marchand. Cela fait plusieurs mois maintenant…

Faîtes ce que je dis, pas ce que je fais

Pascaline Boyer :  » Les gens ne croient plus dans les partis politiques traditionnels avec le cumul des mandats. Si vous avez trois voitures dans votre cour, vous pouvez conduire les trois en même temps ? Non. Vous avez trois fonctions, trois mandats, vous ne pouvez pas le faire bien… »

Et Emmanuelle Haggai d’apporter la contradiction :  » Vous avez Thierry Robert qui est député-maire quand même… »

Pascaline Boyer :  » Mais nos candidats pour ces départementales, ce sont des jeunes… »

Merci pour moi, puisque certains candidats du LPA sont aussi sinon plus âgés que moi. Bref, aucune réponse sur le cumul des mandats existant au sein du LPA… et ses conséquences aussi quant au travail concret effectué.

L’étrange position de David Lorion

David Lorion, à propos de l’aide supplémentaire de 38 millions à la filière Canne en 2017, promise par François Hollande :  » L’Etat ne va pas tenir sa promesse, parce qu’en 2017, le président de la République qui a promis ne sera peut-être pas le même que celui qui sera élu… »

Comment David Lorion peut-il affirmer que « l’Etat ne va pas tenir sa promesse » ?

C’est vrai que pour éviter que le flou ne persiste, il aurait été sage pour le gouvernement de rendre public le courrier de saisine de Bruxelles sur l’autorisation de l’aide supplémentaire.

Mais plutôt que de « dédouaner » le gouvernement actuel, David Lorion serait bien inspiré de demander à l’UMP national de s’engager par écrit à assurer cette aide, même si aujourd’hui, la priorité est de mettre le gouvernement actuel au pied du mur en lui demandant d’agir vite auprès de Bruxelles et d’en tenir informé les réunionnais.

David Lorion rajoute :  » Les agriculteurs vont devoir se retourner vers les collectivités, le Conseil général et le Conseil régional. Si ces deux collectivités ne se préparent pas à faire face à l’échéance 2017, c’est la filière Canne qui va s’effondrer. Aujourd’hui, le budget du Conseil général, tel qu’annoncé pour 2015, n’est pas suffisant pour faire face à l’échéance 2017… »

C’est bien là le problème : Les dépenses sociales augmentent, les recettes diminuent, et il n’y a donc plus de marges de manœuvre !

Et pourtant Emmanuel Séraphin laisse planer le doute :  » Quand on regarde le budget, 330 millions d’euros pour les services généraux, c’est-à-dire le fonctionnement du Conseil général, cela représente 21 %. Un pour cent de ce budget représente 30 millions d’euros. »

Et quand David Lorion veut lui dire que ce n’est pas si simple, le « politicien aguerri » Emmanuel Séraphin tombe dans la démagogie :  » Vous savez qu’il y a 1 million d’euros dans le budget consacré aux frais de mission et de déplacement, ce qui est colossal… »

Outre que le montant n’est pas à l’échelle des besoins, il aurait été plus honnête que le monsieur Emmanuel Séraphin concède que ses conseillers généraux PLR, de Saint-Paul notamment, ont profité de ces frais de mission et de déplacements !

Voilà, j’arrête là le pensum. J’avoue que je suis inquiet sur le niveau du débat politique à venir…

 

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1 Commentaire sur

A propos des interventions des invités au débat sur Télé-Réunion sur les départementales

  • Josette BrosseNo Gravatar |

    Merci pour votre analyse.

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