IRT et politique touristique de la Région : jusqu’où vont-ils faire descendre la fréquentation ?

image Les chiffres de la fréquentation touristique illustrent une descente aux enfers pour ce domaine d’activité stratégique pour La Réunion.

J’avais eu l’occasion d’exprimer mes craintes à maintes occasions, notamment sur ce blog. J’avoue que j’aurais préféré, comme je l’ai déclaré à l’époque, avoir tort. Hélas, tous les ingrédients étaient réunis pour « réussir l’échec ».

En fait, cela résulte d’un manque de rigueur tant au niveau stratégique qu’au niveau de la gestion et de l’IRT et de la Région.

Dois-je vous confier que j’attends avec impatience la lecture publique du rapport de la Chambre Régionale des Comptes (CRC) sur la gestion touristique, et notamment de la gestion de l’IRT depuis 2010 ? Patience, « tardra viendra la pa loin », comme on dit chez nous.

Je souhaiterais à ce propos revenir sur un exemple de l’incurie dans la gestion de la politique touristique, que j’avais dénoncé le 15 mai 2014 (mais ce n’était pas nouveau car je l’avais évoqué dès… avril 2011 ! A la question de Maëlys Peiteado journaliste à Zinfos974 : « Pierre Vergès, vous avez été président de l’Île de La Réunion Tourisme. Quel regard portez-vous sur l’action menée par celle qui vous a succédé, Jacqueline Farreyrol ? » -, je déclarais ceci :

« Je ne souhaite pas attaquer Mme Farreyrol. Elle ne fait qu’incarner une structure qui était sous l’autorité et le contrôle direct du président de Région Didier Robert. C’est donc une équipe qui a géré cette structure pendant ces 4 années.

Je dirai simplement que, comme cela a été aussi le cas au Sénat, elle n’a pas fait preuve d’une efficacité redoutable.

Je crois que c’est parce qu’on est parti sur de mauvaises bases à partir de 2010.

Pour bien comprendre ce que je dis, je prendrai un premier exemple.

La Région dispose d’un patrimoine foncier et immobilier.

En face de l’Evêché, là où réside l’évêque Mgr Aubry, il y a deux immeubles qui appartiennent à la Région.

Ce sont de vieilles cases d’architecture créole. L’une a été rénovée et sert de lieu d’exposition.

image L’autre est toujours dans l’attente d’une rénovation. Cela se voit. Tout le monde qui passe rue de Paris, peut le constater, c’est à l’angle de la rue de Paris et de la rue Mgr de Beaumont.

Cet immeuble est sur un terrain qui fait environ 900 m2, ce qui n’est pas rien.

Nous avions, avant que le sort n’en décide autrement, prévu que l’IRT puisse intégrer cet immeuble à rénover appartenant à la Région.

image Avec à l’arrière la possibilité de structurer beaucoup plus l’espace pour avoir des bureaux suffisants pour y accueillir notamment l’IRT.

L’objectif était simple : puisque ça appartient à la Région, même si on paye un loyer, cela rentre dans les caisses de la Région, puisqu’il s’agit de son patrimoine. Et c’est donc une opération qui est teintée d’économie.

La Région et l’IRT en ont décidé autrement. A l’époque, vous-même ou d’autres sites de presse, en avez parlé : un peu plus de 900 000 euros sont dépensés chaque année dans des loyers, notamment pour des locaux à Savannah Saint-Paul.

900 000 euros multipliés par 4 années, cela fait 3 600 000 euros. Avec ça, on ne va pas acheter quelque chose. Mais on peut largement rénover ces bâtiments rue de Paris, et y intégrer l’IRT. Cela éviterait à la Région de subventionner des loyers onéreux de l’IRT.

Cette exemple illustre l’incapacité et l’incompétence, à moins qu’il y ait d’autres intentions inavouées, mais que je ne pourrai pas avancer parce que justement c’est incompréhensible.« 

Voir sur mon blog les articles du 19 mai 2014 et du 23 avril 2011 :

http://blog.pierreverges.fr/economie-2/tourisme-2/entretien-du-15-mai-avec-zinfos974-la-retranscription-integrale

http://blog.pierreverges.fr/economie-2/tourisme-2/decryptage-de-mon-intervention-video-jusquou-iront-les-dirigeants-de-lirt-volet-4

Il faut savoir qu’il existe de nombreuses possibilités d’aménagement de ce bâtiment. La seule contrainte, légitime au demeurant, fixée par l’architecte des bâtiments de France, est de respecter rigoureusement la façade architecturale.

Quand on sait qu’à l’arrière de ce bâtiment, des possibilités de construction sur deux étages auraient permis de « caser » le personnel (même pléthorique suite à la politique de recrutement de l’époque Farreyrolienne), il y a de quoi se poser des questions. Car jusqu’à ce jour, ce bâtiment propriété de la Région est fermé, et absolument pas exploité !

Je me permets de vous inviter à lire les autres articles que j’avais produits un an après la prise de responsabilité de Didier Robert et Jacqueline Farreyrol à la Région et à l’IRT, à partir des liens suivants : 20 avril 2011 , 21 avril 2011 , 22 avril 2011 , 13 septembre 2011 .

Bonne lecture !

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